14 février 2007 – International
Guinée : des associations de solidarité internationale et des collectivités locales françaises affirment leur soutien à des partenaires

La situation s’est radicalisée en Guinée depuis ce lundi 12 février, avec la proclamation d’un état de siège par le gouvernement pour réponse aux manifestations de la population. Les violences ont de nouveau entraîné plusieurs dizaines de morts, du fait des forces armées.

 

Depuis début janvier la société civile guinéenne a entamé une série d’actions pacifiques dans le but de dénoncer une situation économique et politique insoutenable et de faire entendre des revendications précises. Elles ont abouti à un accord avec le gouvernement, mais dont les termes n’ont pas été respectés par la suite, concernant notamment la nomination d’un Premier ministre intègre et de consensus. L’état insurrectionnel actuel fait suite à cette rupture de parole.

 

Nous, associations et collectivités françaises engagées dans la solidarité internationale, affirmons notre attachement au respect des droits de l’Homme, dont la liberté d’opinion et de manifestation ; nous affirmons également notre attachement à la démocratie et à la séparation des pouvoirs, au dialogue pacifique et à la non-violence.

 

Nous sommes solidaires de nos partenaires guinéens et leur réaffirmons notre soutien et notre engagement auprès d’eux. Avec eux nous regrettons que l’exaspération des populations ait entraîné de la part de certains des actes répréhensibles de pillage et de violences. De même, nos organisations souhaitent exprimer leur peine et leur solidarité envers les familles de victimes tuées.

 

Alors que le Forum Social Mondial vient de s’achever à Nairobi, où 57 000 personnes ont échangé sur la place des organisations de la société civile dans la construction d’un pays, la société civile guinéenne montre aux vues du monde entier, l’importance du rôle qu’elle peut jouer dans un processus démocratique.

 

Nos organisations sont déterminées à poursuivre l’appui à la société civile guinéenne : ONG, syndicats, organisations de femmes, de jeunes, organisations de droits de l’Homme, médias, organisations de producteurs, élus locaux ; pour construire le développement à partir de dynamiques locales.

 

Nos organisations appellent l’ensemble des organisations internationales et en particulier l’ONU, l’Union européenne et les différents Etats en Europe, à poursuivre et renforcer, elles aussi, leur soutien à la société civile guinéenne et à ses initiatives ; elles appellent également l’Union africaine, la CEDEAO à tout mettre en œuvre pour l’ouverture d’un dialogue juste et équitable permettant le rétablissement de la paix en Guinée Conakry.

 

 

Liste des signataires : AGOF – AGUR-France – Aide et Action – AiderAfrique – AIDES – Ville de Bouaye – Centre pour l’Environnement, le Développement Durable et l’Education à la Santé (CEDDES) – Cités Unies France – CODEV – OCCITANIE – Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD) – Communauté d’Agglomération du SICOVAL – Conseil Général de Loire Atlantique – Conseil Régional des Pays de la Loire – Coordination SUD – Centre de Recherche et d’Information sur le Développement (CRID) – Ecodev 31 – Enfants du Sud – Fédération des Associations Franco-Africaines de Développement (FAFRAD) – Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) – Fédération des initiatives des Femmes africaines de France et d’Europe (Fédération IFAFE) – Fondation Abbé Pierre – Forum des Organisations de solidarité internationale issues des Migrations (FORIM) – Groupement d’intérêt solidaire et économique et d’échange équitable (GISEE) – Guinée 44 – Immigration Développement Démocratie (IDD) – Ligue des droits de l’homme (LDH) – Nantes Guinée – Organisation internationale pour la coopération et le développement (OICD) – Joseph PARPAILLON, Maire d’Orvault – Réseau Foi & Justice Afrique-Europe (Antenne France) – SYLVATROP- Terres Sans Frontière – Univers-Sel – VECAM

 

Paris, le 14 février 2007

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