12e Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, 2 novembre 2019

A l’occasion de la 12e Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, le 2 novembre prochain, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) soutient l’appel à rassemblements partout en France, lancé avec l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), pour rendre hommage à celles et ceux qui n’ont pas pu mourir dans le respect de leur conscience et de leurs convictions, librement et sans souffrances, et pour rappeler que l’aide active à mourir doit être un droit pour toutes et tous, que chacune et chacun doit pouvoir librement décider.

Cette Journée mondiale, initiée en 2008, nous rappelle qu’aujourd’hui un réel mouvement se forme autour des pays qui ont permis dans leur législation le recours à l’euthanasie pour les personnes en fin de vie qui en font la demande. En Espagne, le sujet a été un thème de campagne très présent lors des dernières élections législatives. En Australie-Occidentale, plus grand Etat australien, la chambre basse a approuvé à une très large majorité un projet de loi autorisant l’aide active à mourir, ouvrant ainsi la perspective à un vote du texte à la chambre basse du parlement de cet Etat. En septembre dernier, la Cour constitutionnelle italienne a ouvert la voie au suicide assisté. Les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg ont légalisé l’euthanasie depuis, parfois, près de vingt ans. Pendant ce temps, le gouvernement français reste silencieux sur l’adoption d’une nouvelle législation.

A l’Assemblée nationale, de nombreux députés se sont d’ores et déjà prononcé en faveur d’une telle loi. Il revient désormais au président de la République et au gouvernement de faciliter la mise à l’agenda parlementaire d’un tel texte.

Cette journée sera également l’occasion d’insister sur l’importance de rendre les directives anticipées réellement contraignantes pour les médecins, à qui la loi de 2016 donne aujourd’hui toute latitude pour apprécier si elles ont été rédigées de manière inappropriée ou non.

L’accent sera aussi mis sur le fait qu’aujourd’hui encore, en France, on meurt très mal comme en témoigne le peu de moyens accordés aux unités de soins palliatifs. Pour l’exemple l’Ile-de-France concentre à elle seule 40 % des unités de soins palliatifs, alors qu’elle ne compte que 18 % de la population. Des efforts sont à faire de toute urgence à ce niveau-là.

Rendez-vous le samedi 2 novembre à 17h, place de République, à Paris, en présence de Malik Salemkour, président de la LDH.

D’autres événements sont programmés partout en France (télécharger le programme) dont une réunion publique, à Lyon, le samedi 2 novembre à 10h, à l’espace citoyen de la mairie du 8e arrondissement, avec Jean-Luc Romero-Michel et Jean-Louis Touraine.

 

Paris, le 24 octobre 2019

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