Elections municipales : Notre affaire ! #VilleOuverte

C’est dans le débat démocratique que se construit le “vivre ensemble”,
porter des propositions de démocratie et de progrès,
c’est bannir la haine du débat public.

Les rapports entre les espaces urbains et les territoires ruraux n’ont cessé de se modifier, et accentuent les inégalités. Avec la mondialisation, c’est la mise en concurrence généralisée de « tous contre tous » qui se développe. Avec la crise, les ressources dévolues aux collectivités s’amenuisent, alors qu’elles voient leurs responsabilités augmenter.

Les idées de l’extrême droite pour prétendre en sortir sont toujours les mêmes : trouver des boucs émissaires et pousser la concurrence entre les personnes. Le résultat est désastreux. L’extrême droite fait croire qu’elle a des solutions, mais elle ne propose que des imprécations qui, toutes, n’ont qu’un seul fondement : remettre chacun-e à « sa » place, et renvoyer les étrangères et les étrangers au dehors.

Les choix politiques faits à l’échelon local sont aussi d’une importance capitale pour favoriser la démocratie, et la LdH a des propositions pour la développer.

Un mandat local est une responsabilité à plein temps et ne souffre pas d’être mis en concurrence avec d’autres responsabilités électives. Le cumul des mandats, ça suffit ! L’argument qu’une commune serait mieux traitée parce que son-sa premier-e magistrat-e serait aussi sénatrice ou sénateur, député-e, conseiller ou conseillère territorial-e, est contraire à l’égalité de traitement sur tout le territoire, puisque ce qui sera acquis pour les unes sera pris sur les autres.

La vie collective justifie une juste contribution de chacun-e aux dépenses de la société. La fiscalité est la marque de la solidarité. Les impôts et les contributions sont mal répartis, et certains y échappent parce qu’ils ont les informations, le pouvoir ou les moyens de le faire. Résultat, un amenuisement de l’impôt progressif, le seul qui soit juste, et une augmentation de la TVA, qui pèse proportionnellement davantage sur les faibles revenus. Tout confondu, ce sont les pauvres qui payent réellement le plus d’impôts, alors que les mieux lotis profitent de niches et d’exemptions pour diminuer la part de leur revenu consacrée aux impôts.
- Les transferts de la fiscalité nationale vers la fiscalité locale sont insuffisants, comment comptez-vous intervenir auprès de l’Etat pour remédier à cette situation ?

Les services publics et leurs implantations locales sont un élément central de la solidarité. Des transports publics accessibles, une école, une médiathèque, un centre social, une maison pour tous, un foyer d’accueil réduisent les inégalités. Ils créent du lien social au quotidien. Cela contribue à combattre l’abandon ressenti, à juste titre, par celles et ceux qui le vivent.
- Transports en commun : que pensez-vous de la gratuité ? Que faites vous pour les rendre accessibles financièrement ? Avez-vous un plan de généralisation ?
- Modes de garde pour la petite enfance : avez-vous un plan de développement ?
- Rythmes scolaires : que mettrez vous en place pour offrir une animation qui ne soit pas de la garderie ?
- Comment garantirez-vous l’accès à l’école à tous les enfants quelle que soit leur situation administrative : transports, cantine… ?
- Vie associative et culturelle : quels sont vos critères d’attribution des subventions aux  associations, quelle  aide au développement des associations culturelles, des troupes locales implantées sur les quartiers, des écoles de musique, d’art…

La démocratie locale, c’est développer la citoyenneté par un mouvement continu, qui, tout en respectant les principes de la représentation, utilise les instruments de la participation pour en faire un usage et pas une image. Cela signifie un échange permanent, un va-et-vient entre la discussion et la décision. Cela veut dire aussi l’ouverture de lieux d’échanges et de confrontation, non pas comme juxtaposition des revendications de chacune et de chacun, mais comme occasion de penser le vivre ensemble.
- Comment organiserez-vous l’expression et la prise en compte de la parole de chacun des citoyens y compris les étrangers extra communautaires ?

Retrouvez (ici) toutes les propositions et questions portées
par la section de Nantes et du pays nantais
de la Ligue des droits de l’Homme.