Organisation et statuts

Comment fonctionne la Ligue des droits de l’Homme : adhérents , sections, congrès, Comité central, Bureau national, les services du siège.


Adhérer, c’est essentiel !
Adhérer à la LDH, c’est en accepter les buts et les façon d’agir. Adhérer à la LDH, c’est devenir membre d’un collectif, la section locale qui intervient à l’échelle d’une commune ou d’un regroupement de communes. Mais c’est aussi une organisation nationale qui décide d’agir à l’échelon le plus pertinent pour aboutir. Enfin, la LDH est affiliée à deux organisations internationales l’AEDH dont le champ d’action est l’Europe, et la FIDH au niveau mondial.

Les deux principes fondamentaux :
Cohérence et autonomie.

La LDH est une association à la fois unitaire et décentralisée ; Ses sections en sont les unités de base et les lieux privilégiés de participation des adhérents. Elles disposent de l’autonomie d’expression et d’action, et décident de leur activité locale et de leurs prises de position, pourvu qu’elles ne contredisent pas les positions de congrès de la LDH et qu’elle n’aillent pas contre ses principes. De même, elles gèrent elle-même les dépenses courantes et elles disposent d’un compte propre, dans la banque choisie par la Ligue et sur délégation du président national. Chacune de leur dépense engage la LDH tout entière car les sections n’ont pas de personnalité morale ni juridique autonome : elles sont délégataires de la gestion de leur budget propre.

Une organisation démocratique
La vie interne de la LDH est animée à tous les niveaux par le principe électif. Le président et le bureau de la section sont élus, chaque année, par les adhérents de la section : leur élection fait l’objet d’un débat à son assemblée générale annuelle.


Au niveau national, les prises de position de la LDH, ses interventions judiciaires et son budget sont issues de discussions et de débats d’abord au congrès, constitué des représentants des sections, qui a lieu tous les deux ans, et ensuite au Comité central élu par le congrès. Dans l’intervalle des congrès, c’est cette instance qui est son principal organe de délibération. Le Bureau national et le président sont élus chaque année par le comité central à l’occasion du congrès ou de la convention nationale entre deux congrès. Ils dirigent concrètement l’association.






Militer à la LDH
Les militant(e)s de la LDH agissent en faveur de cas individuels, mais aussi pour défendre l’accès de tous à tous les droits. Elles et ils agissent pour que l’ensemble des droits tels qu’ils sont définis par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) s’appliquent à tous. Les militants de la LDH luttent pour que les droits soient effectifs. A cette fin, ils exercent une fonction importante de contrôle de l’action publique et d’impulsion de débats et de propositions au niveau national. Indépendants des partis et des lieux de pouvoir, les militant(e)s de la LDH sont présent(e)s dans le débat public pour promouvoir les droits.

Dans leurs actions quotidiennes,
les sections et leurs militant(e)s mettent en œuvre :
  • des interventions juridiques dans tous les cas individuels et collectifs (à commencer par ceux signalés par les sections) où les droits de l’Homme sont en cause. Mais ils n’ont ni vocation ni compétence en matière privée. Le service juridique national entreprend des actions judiciaires lors de violations des droits qui relèvent de ses statuts. La LDH se porte alors partie civile.
  • des prises de position, des communiqués de presse et des démarches auprès des autorités.
  • Les sections transmettent au niveau national toutes ces actions et informations, de façon à ce que la continuité de l’activité politique de l’association soit assurée. Elles s’adressent d’elles-mêmes aux autorités locales, mais, quand il s’agit d’autorités nationales, elles transmettent l’information nécessaire au Bureau national pour que soit préservée la cohérence de l’action de la LDH.
  • des campagnes d’information, de pétition, d’interpellation à la fois des citoyen(ne)s mais aussi des élus politiques, et plus largement de tous les acteurs de la vie sociale.
  • des actions de mobilisation, de protestation et de solidarité pour obliger à un changement concret des politiques suivies.
  • la diffusion des positions de la LDH, communiqués de presse, brochures, tracts, revues et publications, ainsi que les appels à mobilisation.
  • une coopération avec les instances locales des autres organisations, associations ou syndicats, dans tous les domaines où l’unité d’actions se révèle utile et possible, sans entamer l’indépendance de la LDH.