Note d’analyse de la LDH
Le choix d’avoir ou non une police municipale doit être appréhendé en fonction non seulement des missions confiées mais aussi des finances de la commune, car le coût important de sa mise en place se répercute nécessairement sur les possibilités d’augmenter les services sociaux, le nombre d’éducateurs de rue ou de médiateurs. Ce sont des choix de politique publique que les citoyennes et citoyens sont en droit de questionner.
La Cour des comptes a pu ainsi relever que la décision d’avoir une police municipale est « un choix politique, qui ne dépend pas nécessairement du niveau de délinquance constaté localement. Dans l’Oise, par exemple les effectifs de police municipale à Beauvais (45) sont nettement supérieurs à ceux de Creil (15) alors que le taux de criminalité y est inférieur (6,86 pour 100 habitants contre 15,22 à Creil en 2018) ».
