Deux hommes, membres de la branche mulhousienne du groupuscule Action française, ont été poursuivis des chefs d’outrage à personne dépositaire de l’autorité publique et de provocation publique à la haine raciale, pour avoir perturbé, le 24 février 2025, la cérémonie d’hommage aux victimes de l’attentat de Mulhouse, survenu deux jours plus tôt.
Ces individus avaient invectivé la maire de Mulhouse, Michèle Lutz, et le préfet du Haut-Rhin de l’époque, Thierry Queffélec, et scandé des propos tels que : « Fin des OQTF, vous n’en avez pas marre d’assassiner les Français, bande de lâches, expulsez les OQTF, ils vont nous tuer » et « Stop au francocide ».
Les faits ont été jugés le 26 novembre 2025 devant le tribunal correctionnel de Mulhouse, la LDH s’est constituée partie civile lors de cette audience. Si le parquet avait requis six mois de prison avec sursis et l’obligation de suivre un stage de citoyenneté, les juges ont toutefois relaxés les prévenus, considérant que l’infraction de provocation publique à la haine raciale ne pouvait être retenue comme caractérisée, notamment au regard de l’indétermination du groupe de personnes visé par les propos litigieux au sens du droit de la presse.
La LDH n’aura de cesse de se mobiliser contre les discours de haine à l’encontre des ressortissants étrangers et contre les actions xénophobes de groupuscules d’extrême droite.
