Communiqués communs dont la LDH est signataire et plateforme d’interpellation
Interpellons les député-e-s en quelques clics
Les député-e-s sont sensibles aux préoccupations de leurs électrices et électeurs. En tant que citoyennes et citoyens, nous avons une force de pression : interpellons-les en masse pour les amener à soutenir la loi interdisant le commerce avec les colonies.
En quelques clics, le formulaire ci-dessous vous permet d’interpeller la ou le député-e de votre circonscription. Il propose un message type expliquant pourquoi il faut signer et voter la proposition de loi interdisant le commerce avec les colonies.
Mobilisons-nous pour une action concrète : arrêter la collaboration économique avec les colonies israéliennes illégales
Communiqué commun dont la LDH est signataire
Interpellons les député-e-s : soutenez la proposition de loi interdisant le commerce avec les colonies israéliennes
Une proposition de loi va être déposée à l’Assemblée nationale pour interdire le commerce entre la France et les colonies israéliennes illégales. Alors que le nettoyage ethnique des Palestiniennes et Palestiniens en Cisjordanie occupée s’accélère de façon exponentielle, il est urgent que le Parlement français adopte ce texte pour mettre fin à ce commerce.
Vous pouvez interpeller vos député-e-s en quelques clics pour qu’elles et ils soutiennent massivement la loi.
Alors que l’ONU a confirmé que la colonisation israélienne est un crime de guerre, la France commerce toujours avec les colonies israéliennes illégales.
Aujourd’hui, plus de 300 colonies comprenant plus de 700 000 colons israéliens sont implantées illégalement sur des terres volées aux Palestiniennes et Palestiniens. Chaque profit généré par ces colonies provient de ressources arrachées au peuple palestinien. Pour étendre la colonisation, l’État israélien et les colons déplacent de force des milliers de Palestiniennes et Palestiniens chaque année, les dépossèdent de leurs terres, incendient des villages, détruisent les maisons, les écoles et les cultures et étranglent l’économie palestinienne.
Les colonies israéliennes sont illégales : la France le déclare régulièrement et tous les États du monde le reconnaissent. Pourtant, la France continue de commercer avec ces entités établies sur des terres volées aux Palestiniennes et Palestiniens, alors que la Cour internationale de Justice l’a confirmé en 2024 : les États ont l’obligation en droit international de “ne pas aider ou assister la situation illégale créée par Israël” en Palestine occupée, incluant la colonisation, y compris par leurs relations commerciales ou leurs investissements. La France est en retard : l’Espagne, les Pays Bas, l’Irlande, la Belgique et la Norvège ont déjà décidé d’interdire l’importation des produits des colonies.
La proposition de loi qui va être déposée au Parlement vise à interdire tous les aspects du commerce avec les colonies.
- Import des produits : Aujourd’hui, la France importe des fruits et légumes, des vins et des produits cosmétiques des colonies. 1 livraison sur 5 de produits agricoles israéliens vers l’UE (Union européenne) contient des produits des colonies.
- Export des services, y compris les investissements : Alstom, Egis Rail, Carrefour… De nombreuses entreprises françaises participent régulièrement au développement des colonies par leurs activités commerciales en Palestine occupée. Les banques françaises détiennent des milliards d’euros d’actifs financiers dans des entreprises complices de l’économie coloniale.
- Publicité : La publicité pour des activités de tourisme dans les colonies est également accessible au public français. 760 chambres pouvant loger plus de 2 000 personnes situées dans des colonies israéliennes illégales en Cisjordanie sont proposées à la location sur les sites Airbnb et Booking.
Le 3 juillet 2026
Interdiction du commerce avec les colonies israéliennes : 18 organisations saluent le dépôt d’une proposition de loi transpartisane et appellent les citoyennes et citoyens à encourager leurs députées et députés à la soutenir
Communiqué commun dont la LDH est signataire
18 associations, ONG et syndicats saluent le dépôt d’une proposition de loi transpartisane visant à interdire le commerce avec les colonies illégales. Cette initiative parlementaire marque une étape importante pour mettre la France en conformité avec ses obligations internationales. En effet, selon le droit international, la France doit mettre fin à toute forme de complicité économique avec la colonisation illégale en prohibant l’ensemble des relations commerciales – produits et services, y compris les investissements et la publicité – avec ces entités illicites.
Soutenue par près de 80 député-e-s issu-e-s de six groupes parlementaires (communiste, écologiste, socialiste, LIOT, démocrate et Renaissance), cette proposition de loi s’inscrit dans le prolongement de l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de Justice le 19 juillet 2024, qui rappelle l’obligation des États de ne pas entretenir de relations économiques ou commerciales susceptibles de renforcer la présence illégale d’Israël dans le Territoire palestinien occupé. Le 18 septembre 2024, la France a voté en faveur de la résolution ES-10/24 de l’Assemblée générale des Nations unies, qui demande à tous les États de mettre en œuvre ces obligations par des mesures concrètes, notamment l’interdiction d’importer des produits provenant des colonies israéliennes illégales.
Pour les organisations mobilisées, cette proposition de loi répond à une exigence simple : la France ne peut pas condamner la colonisation dans ses discours tout en permettant que le commerce qui soutient et légitime cette colonisation continue sur son territoire. Alors que la colonisation israélienne continue de s’étendre en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est, les activités économiques liées aux colonies contribuent à leur maintien, à leur normalisation et à leur expansion. Elles participent ainsi à la dépossession des Palestiniennes et Palestiniens, à la fragmentation et au nettoyage ethnique en zone C en Cisjordanie occupée.
Dans ce contexte, les organisations lancent un outil d’interpellation citoyenne permettant à chacune et chacun d’écrire directement à sa ou son député-e pour lui demander de soutenir et de cosigner cette proposition de loi.
Les organisations appellent les député-e-s attaché-e-s au respect de l’ordre juridique international, au-delà des clivages politiques, à soutenir ce texte et à faire en sorte qu’il soit inscrit rapidement à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.
Signataires : ActionAid France – Peuples solidaires, Amis de Sabeel France, Amnesty international France, Association France Palestine solidarité (AFPS), Association pour les jumelages entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises (AJPF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (AURDIP), CCFD-Terre Solidaire, Chrétiens de la Méditerranée, Confédération générale du travail (CGT), Fédération artisans du monde, Fédération internationale des droits humains (FIDH), Fédération syndicale unitaire (FSU), LDH (Ligue des droits de l’Homme/droits humains), Oxfam, Pax Christi, Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, Union juive française pour la paix (UJFP), Union syndicale Solidaires.
Note aux rédactions : Aujourd’hui, L’UE importe 15 fois plus de biens issus des colonies israéliennes illégales que de produits palestiniens. L’ONG israélienne Global Echo estime que, de 2017 à 2026, 1 livraison sur 5 de produits agricoles d’Israël vers l’UE contenait des produits originaires de colonies. Plusieurs sociétés françaises sont régulièrement identifiées dans la base de données de l’ONU répertoriant les entités associées à des activités économiques liées à la colonisation du Territoire palestinien occupé. La publicité pour des activités de tourisme dans les colonies est également accessible au public français, avec plus de 760 chambres pouvant loger plus de 2 000 personnes situées dans des colonies israéliennes illégales en Cisjordanie proposées. Des milliards d’euros d’actifs sous gestion d’institutions financières françaises sont encore canalisés vers des entreprises impliquées dans le maintien et le développement des colonies israéliennes illégales.
Le 9 juillet 2026
