Sortie le 14 octobre 2026
« Je veux bien » est un film relativement court, une heure onze minutes, centré sur la réforme du RSA de 2023, qui conditionne son octroi à la capacité de justifier de « 15 à 20 heures d’activités hebdomadaires ». Au-delà de l’absurdité d’une telle formulation, c’est la logique de coercition et de contrôle qui est mise en avant.
Thibaut Guilluy, homme politique membre de Renaissance et directeur général de France Travail y expose, brièvement, la philosophie de la réforme et, plus globalement, la logique de la stratégie gouvernementale. Fort heureusement, syndicalistes, précaires, bénévoles, élu-e-s parlent de la réalité. Le montant du RSA se situe sensiblement sous le seuil de pauvreté. Le parcours pour « bénéficier » du RSA est complexe et fragile. La pauvreté et l’exclusion sont de plus en plus massives en France, elles concernent tous les âges.
Le film permet un clair constat, celui d’une lutte contre les pauvres, avec des contrôles renforcés et un mépris politique affiché, liée à une précarisation généralisée. Seize organisations, dont la LDH, le Secours catholique, ATD Quart-monde et les principaux syndicats, ont déposé un recours au conseil d’État pour l’abrogation du décret «sanction» de 2025, qui autorise la suspension ou la suppression du RSA dès le premier « manquement » au « contrat d’engagement ».
Face à une technocratie débridée et à des choix politiques abrupts, « Je veux bien » remet l’humain et la solidarité au coeur de nos espoirs. Il rappelle que les droits sociaux font partie des droits fondamentaux, socles de toute lutte contre les discriminations. La pluralité des intervenant-e-s place ce documentaire dans la dynamique de large rassemblement revendiquée par la LDH.
Un film de Boris Claret, Isabelle Dario et Vincent Glenn
Production : La Trame et La Compagnie des 9muZ
Durée : 1h11
