Communiqué LDH
C’est avec une grande tristesse que la LDH (Ligue des droits de l’Homme) a appris le décès d’Hélène Mouchard-Zay, le 2 mars 2026 à l’âge de 85 ans, en pleine activité contre le racisme et l’antisémitisme à destination des jeunes.
Elle est la fille de Jean Zay, ministre du Front populaire en charge de l’Education nationale et des Beaux-Arts, assassiné par les collaborateurs de la milice le 20 juin 1944. Hélène Mouchard-Zay est née au Maroc en août 1940, où son père a été arrêté alors qu’il tentait de quitter la France pour résister à son occupation. Il avait voté, le 10 juillet 1940, contre les pleins pouvoirs au maréchal Pétain qui ont conduit à l’installation du régime de Vichy.
Hélène Mouchard-Zay a valorisé l’œuvre et les écrits de son père, et, professeure à Orléans, elle a découvert par ailleurs l’ampleur des camps d’internement et de déportation du Loiret, en particulier de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande. Avec l’appui de la municipalité d’Orléans, elle a créé le Centre d’étude et de recherche sur les camps d’internement du Loiret (Cercil), lieu de mémoire, d’archives et de pédagogie sur les déportations, toujours très actif aujourd’hui.
Elle a aussi été très impliquée dans les mémoires des immigrations locales et a été présidente de l’association Mémoires plurielles.
Attachée aux valeurs universalistes des droits de l’Homme, elle a été membre de la section d’Orléans de la LDH.
La LDH adresse ses plus sincères condoléances à sa famille et ses proches.
Paris, le 7 mars 2026
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