Débat : « L’État de droit »

Libertés et démocratie

LDH : Yvelines

Date
10/10/2026 - 14h30 - 17h00

Lieu
Salle Saint-Hubert
28, Avenue Georges-Pompidou, 78120 Rambouillet

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Débat : "L’État de droit"

Notre État de droit en grand péril 

Nous avons encore à l’esprit, toute une séquence de construction patiente et attentive qui a permis d’agréger étape après étape des droits et libertés qui se trouvaient confortés dans une combinaison aménageant des protections et contre-pouvoirs sous le contrôle de juridictions indépendantes des influences contingentes des aventures politiciennes.

Certes, l’accès aux droits et libertés reste encore fragile et l’effectivité reste trop souvent en débat, imparfaite et objet de frustration.

Mais le principe de tous les droits pour tous, à égalité, sans discrimination, et sans retard reste le point nodal d’un État de droit qui doit rejeter toute tentative de laisser perdurer l’arbitraire, et de laisser accroire des pratiques d’apartheid qui se nourriraient des non-dits et des dénis des droits pour certains auxquels seraient réservés un maltraitent structurel.

Pourtant, de proche en proche, certains ont bien trop vite remis en cause le caractère intangible de l’État de droit.

C’est ainsi qu’un ministre de l’Intérieur a déclaré que « l’État de droit » n’était ni « intangible » ni « sacré ».

C’est un ensemble de règles, une hiérarchie des normes, un contrôle juridictionnel, une séparation des pouvoirs, mais la source de l’État de droit, c’est la démocratie, c’est le peuple souverain », complète-t-il.

Cette opposition de principe entre un peuple souverain et l’État de droit n’est pas pertinente puisque les diverses étapes qui ont contribué à l’instauration dudit État de droit ont été validées démocratiquement avec l’adoption d’une organisation pérenne seule susceptible de garantir le respect des principes juridiques opposables aux pouvoirs publics.

De surcroît, on voit apparaître, le projet de rupture porté par un  parti plein d’ambition et qui consisterait dans une réforme constitutionnelle par voie de référendum, à l’encontre même des termes et des équilibres consubstantiels à la Constitution en vigueur et qui reste le symbole de la séparation des pouvoirs.

Il y a urgence à nous mobiliser pour la défense de l’État de droit et la garantie de nos droits et libertés. 

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Les droits et les libertés ça n’a pas de prix, mais les défendre a un coût.