A quoi servent les élections municipales ?
Ces élections permettent d’élire, pour un mandat de six ans renouvelable, les conseillères et conseillers municipaux et communautaires qui siègent au conseil municipal et à la communauté de communes, qui gèrent les affaires de la commune (écoles, voirie, urbanisme local…) et élisent la ou le maire lors du conseil municipal.
Qui peut voter ?
- Les personnes de plus de 18 ans
- De nationalité française ou d’un pays de l’Union européenne (UE)
- Inscrites sur les listes électorales de la commune
Depuis 1994, les citoyennes et citoyens de l’UE peuvent voter et sont éligibles aux élections municipales dans le pays où ils résident, dans les mêmes conditions que les nationaux.
La LDH milite par ailleurs pour le droit de vote des personnes étrangères non européennes résidant en France ce qui permettrait de renforcer la démocratie, la légitimité des élu-es et la cohésion sociale. En savoir plus
Pourquoi voter ?
Voter est un droit, un pouvoir et un devoir citoyen
Une voix peut faire la différence, particulièrement dans le cadre des élections municipales. Dans de nombreuses communes, les écarts se jouent parfois à quelques bulletins de vote. Or, l’abstention croissante bénéficie à des candidates et candidats qui risquent de porter des atteintes directes et profondes à nos droits et libertés, comme c’est le cas de l’extrême droite. La commune étant l’échelon politique local le plus proche des citoyennes et citoyens, voter aux municipales c’est participer à définir la politique de la ville qui impacte directement votre quotidien.
L’histoire montre que l’abandon du combat par l’abstention aux élections ou en détournant le regard, ne protège personne. Il alimente la loi du plus fort.
L’extrême droite risque d’imposer des mesures restreignant les libertés et les droits.
La LDH appelle toutes les citoyennes et citoyens à se mobiliser dans le cadre des élections municipales pour faire barrage à l’extrême droite.
Partout dans le monde, les extrêmes droites au pouvoir s’illustrent par des politiques autoritaires qui portent atteinte aux démocraties. En France, de par ses votes, ses positions dans le débat politique ou ses prises de décisions locales dans les communes qu’elle dirige, l’extrême droite nous montre là aussi son vrai visage : la promesse d’une régression sociale durable, de graves atteintes aux droits et libertés, à l’environnement et un délitement de notre Etat de droit.
Chaque fois que l’extrême droite accède au pouvoir en Europe (Hongrie, Italie, Pologne), les droits des femmes et des personnes LGBTI régressent. Malgré des déclarations occasionnelles sur les droits des femmes, l’abstention systématique sur certaines lois reflète sa réticence à soutenir des mesures en faveur de l’égalité.
‼️ La majorité des députés du RN ont voté contre ou se sont abstenus quant à l’inscription de l’IVG dans la constitution (2024).
‼️ Concernant deux mesures visant à l’égalité salariale et économique, ils n’ont pas participé au scrutin sur la loi Rixain (2021) et, au Parlement européen, les députés d’extrême droite ont voté contre la directive « Women on board » (2024).
‼️Les députés d’extrême droite français étaient absents lors du vote au Parlement européen pour la dépénalisation universelle de l’homosexualité (2023).
En favorisant les intérêts des gros industriels et des lobbies plutôt que du vivant, le RN vote des mesures qui accélèrent la crise climatique au détriment de vraies avancées qui permettraient de combattre les dangers qui pèsent pour la santé publique.
‼️Polluants éternels : parmi les 51 votes contre la loi visant à interdire, dès 2026, la fabrication, l’importation et l’exportation de produits qui contiennent des PFAS ou polluants éternels, 50 sont issus de députés RN.
‼️ La proposition de loi omnibus visant à réduire le devoir de vigilance qui incombait aux entreprises en matière d’obligations environnementales a bénéficié d’un soutien important du RN.
Au centre du projet sociétal promu par l’extrême droite, la préférence nationale est présentée comme règle élémentaire qui vise à instaurer des mesures racistes et inhumaines à l’encontre des personnes étrangères.
‼️ L’extrême droite souhaite la suppression de l’Aide médicale d’Etat, sans considérer les effets désastreux que cela aurait sur la santé publique, et la suppression du droit du sol ce qui conditionnerait l’obtention de la nationalité française à celle des parents.
‼️ Ses élus tiennent régulièrement des propos racistes ou antisémites, que la LDH attaque systématiquement. Marie-Christine Sorin candidate RN dans les Hautes-Pyrénées a, par exemple, affirmé en 2024 « toutes les civilisations ne se valent pas, celles qui n’ont aucun humanisme et ne respectant pas les femmes, au nom d’une religion sont juste restées au-dessous de la bestialité dans la chaîne de l’évolution »[1].
Partout où les forces autoritaires ont accédé au pouvoir, elles n’ont eu de cesse de s’en prendre aux associations parce qu’elles agissent au service de toutes et tous, sans discrimination. Or, ce sont nos associations qui proposent des activités sportives et culturelles, qui viennent en soutien aux plus démunis, dont les actions sont au plus près des besoins des habitantes et habitants…
‼️ Les parlementaires d’extrême droite ont voté des amendements « bâillon fiscal » visant à limiter la défiscalisation des associations, notamment environnementales et de protection animale, leur portant ainsi préjudice.
‼️ Régulièrement, des municipalités d’extrême droite suppriment des subventions ou refusent des locaux à des associations locales, comme par exemple à Hénin-Beaumont où la section de la LDH s’est vue refuser un local.
Les politiques néolibérales ont aggravé les inégalités, elles ont fait reculer l’accès aux droits pour beaucoup. Or, contrairement à ses discours populistes, l’extrême droite prend régulièrement position contre des mesures en faveur de la lutte contre la pauvreté.
‼️ L’extrême droite a voté contre l’augmentation du salaire minimum (Smic) à 1500 euros net mensuel (2022) le gel des loyers (2023) et n’a pas pris la peine de voter pour l’indexation des salaires sur l’inflation (2025).
‼️ A l’inverse, en 2022, leur vote a permis aux plus riches de payer moins d’impôts sur la succession et ils ont voté contre ou se sont abstenu pour le rétablissement de l’impôt sur la fortune.
‼️ En ce qui concerne les services publics, les députés du Rassemblement national (RN) ont voté contre un amendement visant à lutter contre les déserts médicaux (2023). Le RN a également exprimé le souhait de porter d’un à trois jours le délai de carence en cas d’arrêt maladie des fonctionnaires.
Et concrètement, pour la commune ?
comment agir pour sa commune en plus du vote ?
• Rejoignez une section locale de la LDH, association de défense des droits et libertés, pour participer à la sensibilisation aux enjeux démocratiques. Rapprochez-vous de la section locale de la LDH et participez à des débats ou décryptages des professions de foi des candidat-es.
• Assistez aux conseils municipaux pour participer au processus démocratique.
• Participez aux concertations publiques pour donner votre avis et contribuer aux choix faits pour sa commune. Rejoignez les initiatives de participation citoyenne telles que les commissions ou conseil citoyen pour échanger, débattre et proposer des projets pour votre ville.
Retrouvez les différentes prises de position LDH
- Podcast « Des voix et des droits »
- Communiqué LDH sur le droit de vote des étranger-es résidant en France – Des centaines de milliers de femmes et d’hommes ne pourront pas voter aux élections municipales de mars 2026 !
- note d’analyse de la LDH concernant la police municipale – Contre le projet de loi relatif à l’extension des prérogatives, des moyens, de l’organisation et du contrôle des polices municipales et des gardes champêtres
- Tribune de Nathalie Tehio – « 2026, faisons reculer l’extrême droite »
- Campagne commune du collectif Nos services publics dont la LDH est membre – Nos 14 exigences pour les services publics locaux
- Communiqué du collectif Alerte dont la LDH est membre – Faire des communes des territoires de solidarité
- Actions en justice
- Revue « Droits et Libertés » – Défendre une laïcité de liberté
