Le maire de Béziers a décidé de réitérer dans sa violation du principe de laïcité, conduisant la LDH à introduire, cette année encore, un recours en annulation assorti d’un référé-suspension, le 8 décembre 2025 devant le tribunal administratif de Montpellier. Par une ordonnance en date du 9 décembre 2025, comme tous les ans depuis 2022, le même juge des référés a rejeté pour défaut d’urgence le référé-suspension en considérant qu’il n’y avait pas urgence à suspendre une décision, quand bien même celle-ci serait prise en « méconnaissance des principes de laïcité, de neutralité du service public ». Le recours en annulation est pendant et sera jugé dans de nombreux mois, donnant très certainement lieu à une annulation de la décision du maire de Béziers, sans effectivité toutefois, la crèche de Noël ayant depuis longtemps été démontée.
A noter que, suite au précédent recours introduit par la LDH en 2024 contre la décision du maire de Béziers d’installer une crèche de la nativité au sein de l’hôtel de ville, et annulée par le tribunal administratif de Montpellier le 18 février 2025, la ville de Béziers avait introduit un appel devant la Cour administrative d’appel de Marseille. L’appel n’étant pas suspensif, la LDH a donc demandé l’exécution du jugement rendu par le tribunal administratif à la Cour d’appel de Marseille, laquelle a répondu le 8 décembre 2025 avoir demandé au maire de lui faire connaître, sous quinzaine, les suites données au jugement rendu par le tribunal administratif.
