Par un arrêté en date du 22 octobre 2026, le préfet de la Haute-Vienne a instauré un couvre-feu dans certaines rues de la commune de Limoges, en réaction au contexte lié aux manifestations du 17 octobre 2026.
Il a été ainsi décidé, pour la période du vendredi 23 octobre 2026 au lundi 26 octobre 2026, que la circulation des personnes était interdite de 22h à 05h dans un ensemble de rues de la commune.
Face à l’atteinte manifeste à la liberté individuelle, dont la liberté d’aller et venir est une composante, la LDH a décidé de saisir le tribunal administratif de Limoges d’un référé-liberté à l’encontre de cette mesure.
Par une ordonnance du 23 octobre 2026, le juge des référés a suspendu l’exécution de l’arrêté du préfet de la Haute-Vienne, en considérant principalement que les risques à l’ordre public sur lesquels se fondaient la mesure d’interdiction n’étaient pas établis, et en soulignant, qu’il n’était pas démontré que les forces de police de la ville ne seraient pas en mesure ni en nombre nécessaire pour assurer de nuit, comme le reste de l’année, la sécurité des personnes et des biens dans les rues visées par l’arrêté.
