Pour communiquer autour de ses arrêtés visant à punir certains comportements et incivilités, la municipalité a fait procéder à une campagne d’affichage de visuels générés par l’intelligence artificielle.
L’une d’entre elle représente trois hommes qui peuvent être perçus comme d’origine maghrébine, fumant de la chicha sur une plage, avec une enceinte démesurée et des détritus à leurs pieds. L’affiche est accompagnée du slogan : « ta chicha et ta musique on n’en veut pas ! Nos vacances, tu les respectes », du montant de l’amende encourue et du logo de la mairie. Si, suite à l’émoi légitimement suscité par un tel visuel, l’affiche a été retirée de l’espace public – corroborant ainsi son caractère problématique – elle figurerait également dans le bulletin municipal.
Le choix des personnes figurant sur cette affiche n’est pas neutre ni dû au hasard, l’intelligence artificielle générant des visuels conformes aux demandes qui lui sont précisément adressées.
Cette représentation véhicule des stéréotypes racistes en ce qu’ils associent une communauté à des comportements répréhensibles, suscitant ainsi du public la haine et le rejet de celle-ci.
Indignée par de tels visuels susceptibles de constituer une infraction pénale, la LDH a adressé un signalement au Procureur de la République localement compétent le 17 août 2026.
