Par un arrêté du 5 août 2026, le maire de Cabrières a interdit tout rassemblement de plus de deux personnes mineures non accompagnées d’un adulte, de manière prolongée et pouvant porter atteinte à l’ordre, à la sécurité, à la tranquillité ou à la salubrité publique sur la plupart des lieux de rassemblements de la commune.
L’interdiction trouve à s’appliquer tous les jours à partir de 20h, sans que son terme ne soit précisé, et ce jusqu’au 31 août 2026.
L’interdiction est motivée pour l’essentiel de « plaintes de riverains auprès de la Mairie » concernant des nuisances diverses et de dégradations liées aux rassemblements récurrents, sans que celles-ci ne soient étayées.
Le 19 août 2026, la LDH a décidé de saisir le tribunal administratif de Nîmes d’un référé-liberté à l’encontre de l’arrêté du maire de Cabrières au regard de l’atteinte manifeste portée aux libertés fondamentales des mineurs.
Par une ordonnance du 21 août 2026, le juge des référés a suspendu partiellement l’exécution de l’arrêté en relevant que la commune de Cabrières ne justifiait pas de risques particuliers de troubles nocturnes à l’ordre public dont des mineurs seraient les auteurs dans les secteurs concernés par l’interdiction édictée, laquelle n’apparaissait ainsi ni adaptée à l’objectif pris en compte, ni proportionnée. Aussi, en édictant une telle interdiction, le maire a porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’aller et venir.
