A l’issue d’une très contestée messe privée organisée à Verdun par l’Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain en l’église Saint-Jean-Baptiste de Verdun, monsieur Jacques Boncompain, président de l’association, s’est publiquement exprimé devant les journalistes en glorifiant et révisant l’action de Philippe Pétain lors de la Seconde guerre mondiale.
Ainsi, l’intéressé a pu soutenir à plusieurs reprises que Philippe Pétain « a sauvé au moins 700 000 juifs » et « que c’est le plus grand serviteur de la France, du XXe siècle ». Il aurait également soutenu que Pétain a été « le premier résistant de France ».
La responsabilité de Philippe Pétain dans les crimes commis lors de la Seconde guerre mondiale et la collaboration active qui fut la sienne avec le régime hitlérien ne soulèvent aucun débat.
De tels propos ont ainsi indéniablement pour objet de réinventer les actions criminelles de Philippe Pétain accomplies dans le cadre du régime collaborationniste de Vichy.
Par conséquent, la LDH a porté plainte le 18 novembre 2025 pour contestation de crimes contre l’humanité.
Une longue audience émaillée d’incidents s’est tenue le 4 mars 2026 devant le tribunal correctionnel de Verdun, pour laquelle la LDH s’est constituée partie civile. Le parquet a requis 5000€ d’amende, retenant une altération du discernement du prévenu. Le délibéré est attendu pour le 20 mai 2026.
Par un jugement rendu le 20 mai 2026 et conformément aux réquisitions du Procureur de la République, monsieur Boncompain a été reconnu coupable de délit de contestation publique de crime contre l’humanité et condamné à une amende de 5 000 euros. Il a en revanche été relaxé partiellement pour une autre phrase, prononcée le même jour à Verdun, dans laquelle il déclarait que le maréchal Pétain était « le premier résistant de France », faute d’éléments de preuve suffisants.
La LDH se félicite de cette décision. L’histoire ne peut pas être falsifiée afin de rendre les idées de l’extrême droite acceptable.
