Une intervention en date du 24 février 2026, filmée puis diffusée sur les réseaux sociaux, a révélé des comportements inappropriés et illicites par des agents du Groupement de sûreté résidentielle interbailleurs (GSRI) de Montpellier. Ces derniers ont procédé à l’interpellation de deux hommes dans le quartier d’Aiguelongue. La personne qui filme, manifestement un riverain, se voit enjoint de quitter les lieux par une agente encagoulée, dont le matricule est masqué par son équipement, et empêché de filmer la scène.
Cette interpellation et les conditions dans lesquelles elle a été réalisée suscitent légitimement des interrogations ainsi qu’une vive préoccupation de la LDH quant au respect du cadre légal s’appliquant à cette activité par ces agents, concernant la légalité même de ces arrestations, l’utilisation de menottes, la dissimulation du visage dans l’espace public, l’entrave à la prise de vue, l’identification de ces agents ou encore la violation des libertés de circulation et d’aller et venir.
La LDH a donc saisit, le 18 mars 2026, le Conseil national des activités privées de sécurité, chargé de la régulation des activités privées de sécurité et de la discipline de la profession ainsi que la Défenseure des droits, compétente pour veiller au respect de la déontologie par les personnels du secteur de la sécurité, afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cette interpellation et que les mesures utiles soient mises en œuvre pour assurer le respect du cadre légal s’appliquant aux agents de sécurité privée.
