Si la solidarité avec les étrangers est un délit, alors nous sommes tous délinquants !

Le Collectif délinquants solidaires, qui regroupe près de 350 associations, dont la Ligue des droits de l’Homme, appelle à des rassemblements partout en France, les 8, 9 et 10 février.

 

On assiste depuis plusieurs mois à la recrudescence de cas où la solidarité est considérée comme un délit. Procès de personnes venues en aide à des personnes étrangères, menaces de lourdes sanctions, mesures d’intimidation, poursuites, condamnations à Calais, à Paris, à Norrent-Fontes, à Boulogne, à Loos, à Nice, à Perpignan, à St-Etienne, à Meaux…

Face à l’inertie de l’État, les mouvements citoyens prennent de l’ampleur, mais la répression de la solidarité s’accentue.

Plus de 350 organisations associatives ou syndicales, nationales ou locales, ont signé un manifeste publié le 12 janvier 2017.

 

Elles organisent partout en France et notamment à Lille le 8 février, à Paris le 9 février et à Nice le 10 février des rassemblements pour en finir avec le délit de solidarité.

 

À Paris, le 9 février à 10h, place de la République, des représentants des associations signataires du manifeste et des délinquants solidaires seront présents, notamment :

  • Thierry Kuhn (président d’Emmaüs France)
  • Aubépine et Houssam, poursuivis en 2016 pour « organisation de manifestation illicite », finalement relaxés, et Mohammed, exilé vivant à Paris
  • Léopold Jacquens, poursuivi pour avoir signé, en 2011, des attestations de logement au bénéfice d’une personne dont la demande de titre de séjour était en cours d’examen, relaxé par la Cour d’appel de Caen en novembre 2016
  • Denis Lambert, accusé d’aide au séjour irrégulier pour avoir hébergé une famille arménienne entre janvier 2014 et juillet 2015 ; il leur aurait « en contrepartie » fait exécuter des tâches ménagères, ce que nie totalement l’intéressé, relaxé en 2015
  • François Loret, condamné avec Christian par le TGI de Meaux le 12 juin 2015 pour « violence à agent dépositaire de l’autorité publique » après avoir été pris dans une bousculade lors de la mise à l’abri de familles expulsées d’un bidonville en plein hiver à Noisiel (77)
  • Jean-Luc Munro, poursuivi pour « violences à agent dépositaire de l’autorité publique avec arme par destination », l’arme étant le vélo avec lequel il se rendait dans un bidonville pour observer la destruction illégale de caravanes par la police
  • Hubert Jourdan (à confirmer), de l’association Habitat et citoyenneté, qui accueille des migrants et réfugiés à Nice
  • Ibtissam, éducatrice dans un foyer pour mineurs isolés étrangers (MIE), mise à pied pour avoir dénoncé les conditions d’accueil dans cette structure où un jeune s’est suicidé
  • Laëtitia, poursuivie pour « violence à agent » en novembre 2015 alors qu’elle observait pacifiquement une manifestation anti-migrants à Calais, finalement relaxée en 2017
  • Rob Lawrie, condamné le 14 janvier 2016 par le TGI de Boulogne-sur-Mer à 1 000 euros d’amende pour avoir tenté de permettre à une enfant de 4 ans de rejoindre sa famille au Royaume-Uni
  • Georges Gumpel, enfant caché pendant la seconde Guerre mondiale

Lire le manifeste et consulter la liste des associations signataires

 

Retrouvez la liste des rassemblements partout en France : (liste non-exhaustive)

  • Mercredi 8 février

12h30 : Grand place, Lille

13h30 : devant le Tribunal de grande instance, Nice

14h : devant la sous-préfecture, Saintes

  • Jeudi 9 février

10 h : Place de la République, Paris

11h30 : au palais de justice, Metz

12h30 : devant le tribunal, Orléans

12h30 : devant la préfecture de la Guyane, Cayenne

16h30 : place Kléber, Strasbourg

17h : devant le palais de justice, Figeac

17h30 : place Carnot, Cascassonne

18h : au palais de justice, Tarbes

18h : lieu à préciser, St-Lô

18h : Devant la préfecture, Marseille

18h : place Jean Jaurès, Saint-Etienne

18h : place François Rude (dite du Bareuzai), Dijon

18h : parvis de la gare, Creil

18h : devant la sous-préfecture, Bayonne

18h : porte Saunerie, Manosque

18h : place de l’église, Blain

18h : devant les marches du Palais de justice, Le Mans

18h : place de la Motte, Limoges

  • Vendredi 10 février

8h30 : place du Palais de justice, Nice

12h : devant la préfecture, Chartres

17h : place Pey Berland, Bordeaux

19h : place des Terreaux, Lyon

  • Samedi 11 février

10h : porte Saunerie, Manosque

11h : place du Ralliement, Angers

14h : devant le palais de justice, Pau

15h : devant l’espace Cotty, le Havre

17h : place Charles III, Nancy

 

Agissez vous aussi en rejoignant la campagne digitale lancée sur www.delinquantssolidaires.org et manifestez votre solidarité via les réseaux sociaux : nous sommes tous #DélinquantsSolidaires !

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