Pour défendre le droit fondamental à l’avortement

Appel à manifester du Collectif Avortement en Europe, les femmes décident, soutenu par la LDH, le 28 septembre 2026 partout en France, et à Paris, 18h30, au départ de l’Hôtel de ville

Léon XIV, le nouveau Pape, sera de visite en France du 25 au 28 septembre. Cette visite n’est pas anodine et son message ne le sera pas non plus ! Sous couvert de message de paix et de « Magnificat Humanitatis », sa position reste celle, traditionnelle, réactionnaire, de l’église catholique. Le 8 juin 2026, à Madrid, devant les parlementaires espagnols, il a réaffirmé que « toute vie humaine doit être reconnue et protégée depuis sa conception jusqu’à son terme naturel ». Il refuse aussi toute contraception, hormis les contraceptions dites naturelles.

Ces paroles, alors que les extrêmes droites progressent partout dans le monde servent de base d’appui à refuser l’avortement dans des pays où il n’est pas autorisé, à le remettre en cause, dans les pays où il est légal. La Constitution, malgré ce qu’on croit, ne nous protégera pas puisque l’article 34 stipule « La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ». La loi resterait mais les conditions pourraient varier encore plus à la baisse dans une situation internationale de plus en plus guerrière, avec un président Macron qui en appelle au « réarmement démographique ».

Dans un contexte de restriction des budgets des services publics de santé, les fermetures des hôpitaux et maternités de proximité, la loi pourrait se transformer en coquille vide. Cette politique d’austérité fait directement le jeu des anti choix. Parce que on le sait bien : en France des député-e-s du RN, farouchement anti-avortement, attendent tapis dans leur coin de pouvoir remettre en cause ce droit fondamental. Preuve en est la décision de la nouvelle majorité municipale RN de la mairie de Carpentras de supprimer les subventions au Planning familial. En Gironde, l’ARS a tenté de supprimer les 160 000 euros de subvention du Planning Familial, mais a du reculer face à l’importante mobilisation. Dans l’Essonne, le budget du Planning Familial a diminué de 40 %. Dans le 93, la Maternité des Lilas, symbole fort féministe du droit à l’IVG et de la prise en charge des femmes venant accoucher, a été obligée de fermer. Et les exemples sont multiples.

Nous manifesterons le 28 septembre 2026 pour défendre le droit fondamental à l’avortement. Nous manifesterons le 28 septembre 2026 en solidarité avec les Polonaises, les Maltaises, les Latina américaines, les États-uniennes et toutes celles qui sont encore soumises à la fatalité des grossesses.

Nous manifesterons le 28 septembre

  • pour la réouverture des Centres d’Interruption volontaire de grossesse fermés, pour l’arrêt de la fermeture des maternités et des hôpitaux de proximité
  • pour que l’IVG reste un soin pris en charge à 100 % pour toutes les femmes
  • pour la suppression du délai de carence dans le cadre d’un arrêt de travail pour une IVG comme pour les fausses couches spontanées précoces
  • pour que les femmes puissent choisir leur méthode pour avorter, médicamenteuse ou instrumentale
  • pour que la méthode instrumentale puisse être pratiquée par les médecins et les sages femmes dans les centres de santé sexuelle
  • pour des moyens et une véritable formation des enseignant-e-s afin que l’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité soit effective à l’école et dans les établissements contre la double clause de conscience
  • pour que les subventions des associations soient maintenues ou rétablies, et renforcées

Comme chaque année, nous manifesterons le 28 septembre en défense de l’avortement, pour les droits des femmes.

A Paris, le cortège partira de l’Hôtel de ville à 18h30 pour rejoindre la place Vendôme.

Signataire : Collectif Avortement en Europe, les femmes décident, soutenu par la LDH

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