Outremer
LDH : LDH
Date
04/07/2026 - 18h30
Lieu
Siège LDH
138 rue Marcadet, 75018 Paris
Ajouter au calendrier : iCal ou webcal ou Google

Invitation LDH et ICAN France
S’inscrire / Rejoindre en zoom
Le 2 juillet 1966, la France a réalisé son premier essai nucléaire en plein air en Polynésie française. Elle l’a fait alors sans protéger des effets de cette explosion nucléaire les populations locales ou les soldats, souvent des appelés du contingent et sans distribution des stocks d’iode disponibles.
La possibilité d’irradiation et de contamination a longtemps été déniée, au point que le gouvernement a diligenté une opération militaire sur le territoire d’un pays allié (la Nouvelle-Zélande) pour saboter le 10 juillet 1985, le bateau de l’association Greenpeace, le Rainbow Warrior, qui s’apprêtait à faire des mesures dans l’eau proche de Mururoa (Aopuni), tuant lors de l’opération un photographe, Fernando Pereira, resté sur le bateau.
Sur les deux atolls de Mururoa et Fangataufa (archipel des Tuamotu), la France a réalisé entre 1966 et 1996, 193 essais nucléaires : 41 tirs atmosphériques, 137 souterrains et 15 essais de sécurité. Le ministère de la défense a reconnu en 2006 que 22 essais souterrains avaient conduit à des rejets de gaz radioactifs ; 27 puits creusés à Mururoa rassemblent les déchets radioactifs.
60 ans après les conséquences sanitaires et environnementales des essais nucléaires français se font toujours sentir en Polynésie.
Alors que la France, en violation des traités internationaux dont le traité de non-prolifération nucléaire, relance aujourd’hui le développement de son armement nucléaire et que l’indemnisation des victimes prévue par la loi Morin du 5 janvier 2010 est insatisfaisante, il est important de revenir sur cette histoire atomique de la France dans le Pacifique.
Liste des intervenants :
– Mereana Reid Arbelot, députée de la Polynésie française (en visio) et rapportrice de la Commission d’enquête* menée en 2025
– Monil Tetuanui, ancien conseiller territorial à l’Assemblée de Polynésie et victime des essais
– Greenpeace (sous réserve)
– Patrice Bouveret, porte-parole d’ICAN-France
La table ronde sera animée par Nathalie Uranui Tehio, présidente de la LDH
* La commission d’enquête relative à la politique française d’expérimentation nucléaire, à l’ensemble des conséquences de l’installation et des opérations du Centre d’expérimentation du Pacifique en Polynésie française, à la reconnaissance, à la prise en charge et à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français, ainsi qu’à la reconnaissance des dommages environnementaux et à leur réparation, a rendu son rapport le 10 juin 2025
