La LDH (Ligue des droits de l’Homme) tiendra son 93e congrès national, à Rennes, les 23, 24 et 25 mai 2026.
Dans un contexte national et international particulièrement inquiétant, où la démocratie et l’Etat de droit sont menacés de toutes parts. Le congrès de la LDH, moment clé de la vie de l’association, permettra de redire l’importance des combats et des mobilisations que nous menons ensemble pour lutter inlassablement contre l’arbitraire, les discriminations et injustices de tous ordres. Dans ce cadre, les événements ci-dessous seront ouverts à toutes et tous.
Café-débat « Le balancier de l’histoire »
Le vendredi 22 mai 2026, à 18h, au café Dada (61 avenue des Pays Bas, 35200 Rennes), sur inscription
« Le balancier de l’Histoire » : autoritarisme/démocratie, nationalismes/internationalisme, guerres/paix… afin de nous interroger sur la position actuelle du balancier et de tenter d’en limiter l’amplitude…
Pour introduire ce débat, quatre présentations : l’affaire Dreyfus, bien sûr, et le contexte politique qui a conduit à son extraordinaire développement (avec Emmanuel Naquet, historien et coresponsable du groupe de travail « Droits et libertés dans le monde » de la LDH) ; l’époque médiévale à travers la vision de l’histoire de Dante (avec Philippe Guérin, professeur à Rennes 2 et à l’université Sorbonne Nouvelle-Paris 3) ; le contexte politique de la fin de la République de Weimar (avec Johann Chapoutot, université Sorbonne) ; et enfin le regard de Myriam Revault d’Allones, philosophe, sur le thème « Démocratie : fin ou renouveau ? ».
Ce débat sera présenté par Gilles Manceron, coresponsable du groupe de travail « Mémoires, histoire, archives » de la LDH, et animé par Marie-Françoise Roy, Fabienne Portanguen et Geneviève Ousset.
La café Dada est un lieu convivial où il est possible de se restaurer. L’entrée est libre, mais le nombre de places est limité. Pour vous inscrire, cliquez ici
« Agora du quartier »
le samedi 23 mai 2026, de 13h à 20h30, sur la Rambla
En parallèle du congrès, la section LDH du pays de Rennes organisera « l’Agora du quartier » du Blosne, quartier populaire de Rennes qui accueille le congrès de la LDH. De nombreux acteurs associatifs, ami-e-s partenaires présenteront, sur la rambla, leurs initiatives dans un quartier en pleine mutation.
Trois tables rondes l’après-midi : « Accès aux droits pour les femmes et les filles dans le quartier », « Politique des drogues et impact local » et « Alimentation : facteurs de lien social ! ».
Les conclusions des ces trois tables rondes seront commentées en fin d’après-midi par Nathalie Tehio, présidente de la LDH. Elle accueillera à cette occasion la marche « Etonnant voyage », partie de Saint-Malo à pied et rassemblant des personnes « nées ici » et « nées ailleurs » en précarité autour d’un programme alliant partage et création artistique. L’agora sera clôturée par une chorale de trois cents choristes, chantant pour les droits des femmes et des enfants.
Table ronde : « L’Etat de droit : attaques et résistances en France et dans le monde »
le lundi 25 mai 2026, de 14h à 16h30, au Triangle Cité de la danse à Rennes
Dans un contexte national et international marqué par une crise démocratique profonde, la question de l’Etat de droit, de la démocratie et de l’effectivité des droits se trouve au coeur des tensions qui traversent nos sociétés. De plus en plus de dynamiques politiques fascisantes et illibérales rompent avec l’ordre social et politique qui rend possible une société inclusive. Les extrêmes droites portent un projet fondé sur l’exclusion, la hiérarchisation des droits, la remise en cause de leur universalité. Partout où elles gouvernent ou sont aux portes du pouvoir, les extrêmes droites s’attaquent aux contre-pouvoirs, légitiment les discriminations et les inégalités, instrumentalisent les identités, érigées en ligne de fracture au sein de la société. Ces forces politiques revendiquent « la loi du plus fort » comme la loi naturelle des sociétés humaines, et donc ont comme objectif assumé la destruction de l’Etat de droit.
Face à cette réalité, l’Etat de droit ne saurait être réduit à un cadre juridique abstrait ou défensif. Il est un outil de lutte, un espace de résistance collective et de construction du commun. Défendre l’Etat de droit, c’est défendre l’effectivité des droits, condition essentielle d’un contrat social fondé sur l’égalité,
la justice et les solidarités.
Cette table ronde entend ainsi interroger la manière dont l’Etat de droit, la démocratie et l’effectivité des droits peuvent redevenir une boussole politique qui fédère les mobilisations sociales et le vote aux élections, nourrissant ainsi une alternative crédible aux politiques néolibérales et aux projets fascistes et illibéraux.
Démocratie en danger : anatomie d’une rupture politique
– Nathan Godley, professeur d’histoire, Alverno College, Milwaukee
– Raffaella Bolini, vice-présidente, Arci, Italie
Résister, protéger, reconstruire : l’Etat de droit comme boussole et outil de lutte
– Edwy Plenel, journaliste
– Klementyna Suchanow, co-fondatrice du mouvement La grève des femmes, Pologne (sous réserve)
– Judith Allenbach, présidente du Syndicat de la magistrature (SM)
– un-e représentant-e de la CGT
– et un-e représentant-e de la CFDT (sous réserve)
Refonder l’espoir : les partis face au défi d’une contre-offensive démocratique
Interroger les partis politiques sur leur rôle face aux crises démocratiques et sur leur capacité à fédérer autour d’une alternative crédible.
