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Des lycéens en danger !

Communiqué de la Fédération LDH de paris

Des lycéens en danger !

Engagés depuis longtemps auprès des MIE, voici plus d’un an que nous dénonçons les conditions de traitement des MIE (Mineurs Isolés Etrangers) à Paris.

Aujourd’hui parce que l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) dénie leur minorité ou ne renouvelle pas leur contrat jeune majeur, des lycéens se retrouvent sans logement ni repas assurés.

Face à cette situation inacceptable le syndicat lycéen de la FIDL a décidé d’héberger depuis mardi 14 octobre une dizaine de lycéens actuellement à la rue.

Malgré les récentes recommandations du Défenseur des Droits  et celles de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH), aucune amélioration n’est constatée pour l’accueil et la mise à l’abri des mineurs et jeunes majeurs isolés sur Paris ce qui entraine qu’aujourd’hui des lycéens doivent loger des lycéens !

La fédération de Paris de la Ligue des droits de l’Homme apporte son soutien à l’initiative de la FIDL et demande à la Ville de Paris de prendre d’urgence les mesures nécessaires.

Paris, le 16 octobre 2014

Le manifeste en faveur du retour à une carte de résident de 10 ans

Comme plus de 120 organisations à ce jour, la LDH a signé le manifeste en faveur du retour à une carte de résident de 10 ans.

Pour rendre cette initiative plus visible, un site a été ouvert :  www.cartederesident.org.

Vous y trouverez donc le texte du manifeste, la liste des signataires, des éléments pour replacer notre campagne dans un contexte historique et, bientôt, d’autres informations qui permettront d’appuyer notre revendication en faveur de la réhabilitation de la carte de résident de 10 ans. N’hésitez pas à vous rendre sur ce site, à le faire connaître, à y signaler des initiatives locales, à y apporter des témoignages.

Lettre ouverte aux députés et sénateurs de Paris sur le droit de vote des étrangers aux élections locales

La Fédération de Paris de la Ligue des droits de l’Homme vient d’adresser aux parlementaires parisiens la lettre ouverte suivante :

Objet : Lettre ouverte aux députés et sénateurs de Paris sur le droit de vote des étrangers aux élections locales.

Madame le parlementaire, Monsieur le parlementaire,

Suite à l’appel de 75 députés de l’Assemblée Nationale, dont quatre élus parisiens, la fédération de Paris de la Ligue des Droits de l’Homme demande que cette loi soit inscrite dans les priorités affichées par le gouvernement et qu’elle soit adoptée avant l’été 2013 afin d’être effective aux élections municipales de 2014.

Permettre aux étrangers en situation régulière résidant sur le territoire national depuis au moins 5 ans d’exprimer leur choix lors des municipales de 2014 favorisera la démocratie, l’intégration et la cohésion.

Accorder le droit de vote des étrangers installés durablement en France, c’est responsabiliser les politiques en rappelant que la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 a une vocation universelle, que la République se doit d’être ouverte, et que les républicains se doivent d’œuvrer pour un suffrage véritablement universel. C’est également  favoriser la cohésion sociale aujourd’hui bien mise à mal par la pauvreté et les discriminations subies tout particulièrement par cette population.

La loi a été adoptée par le Sénat en décembre dernier, reste maintenant à modifier la Constitution, soit par référendum, soit par une majorité des 3/5ème des députés et sénateurs.

Le candidat François Mitterrand avait fait de cette mesure la 80ème de ses 110 propositions. Le droit de vote des étrangers aux élections locales constitue aujourd’hui le 50ème engagement de François Hollande : « J’accorderai le droit de vote aux élections locales aux étrangers résidant légalement en France depuis cinq ans. »

La promesse non tenue depuis 30 ans ne doit pas être oubliée en raison des propagandes mensongères d’une partie de la classe politique et des médias !

Députés et sénateurs de Paris, nous vous demandons de vous prononcer sur cette question.

 Julien Molesin,

Secrétaire de la Fédération de Paris

fedeparis@ldh-france.org

Copie : à l’ensemble des parlementaires parisiens

Débat : droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers aux élections locales

Vendredi 16 mars de 18h à 22h, à la Bourse du travail de Paris (Salle Eugène Hénaff – 29, bd du temple – 75003 Paris) :

Débat public :

2012 : année décisive pour le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers aux élections locales ?

Télécharger le flyer.

Conférence-débat sur le droit de vote des étrangers

Jeudi 16 février, à 19h, la Mairie du 11e organise une soirée de réflexion autour du droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers aux élections locales dans la perspective des échéances présidentielles à venir.

A l’occasion de cette conférence-débat, deux intervenants exposeront les enjeux et les modalités concrètes de mise en œuvre de ce droit :

  • Catherine DE WENDEN, Directrice de Recherche CNRS au Centre d’Etudes et de Recherches Internationales Sciences-Po et Membre du Comité central de la Ligue des Droits de l’Homme ;
  • Bernard DELEMOTTE, Membre du collectif Votation citoyenne et du Comité de rédaction de la Lettre de la Citoyenneté.

Salle des mariages – Mairie du 11e – Télécharger le carton d’invitation

Rens. www.mairie11.paris.fr

Tél. : 01 53 27 11 11

Sans papiers : rassemblement dimanche 12 février contre la circulaire Guéant

Le collectif du 31 mai, membre de la plateforme « la régularisation des travailleurs-euses sans papiers et l’égalité de traitement entre Français(es) et Etranger(e)s dans les études comme au travail », organise une manifestation ce dimanche 12 février, à Toulouse (place du capitole), Lyon (place des terreaux) et Paris (Place de l’Hotel de ville, côté ouest).

La Fédération de Paris et la section Sorbonne de la LDH soutiennent cette manifestation et invitent les ligueurs à se rendre Dimanche 15 février à 15h Place de l’Hotel de ville.

L’opération est intitulée 3,2,1,0 : 3 villes, 2 circulaires, 1 constat : 0 résultats.

Elle vise à réaffirmer la revendication d’abrogation de la circulaire du 31 mai, en soulignant le fait que la « nouvelle » circulaire, en date du 12 janvier, n’a pas apaisé la situation, et relève de l’affichage politique. Elle vise à interpeller le gouvernement sur les dossiers d’étudiants victimes de la circulaire « Guéant » et toujours en attente d’une régularisation, ainsi que sur les pratiques des préfectures dans le cadre du réexamen des dossiers.
Le gouvernement fait le choix de l’hypocrisie : nous lui répondons que l’heure du bilan est arrivée et que nous attendons une réponse claire sur la situation des jeunes diplômés victimes de la circulaire du 31 mai et de sa politique d’immigration, et non des effets de manche.

Urgence pour une politique d’hospitalité

Urgence pour une politique d’hospitalité

(Tribune publiée dans « Libération » du 24 janvier 2012, à l’initiative de la CIMADE, Paris)

Depuis près de 40 ans, le dogme de la fermeture des frontières structure les politiques publiques en matière d’immigration. L’Europe s’est cadenassée face aux migrants, tout en délégitimant toute alternative fondée sur la solidarité et les droits, jugée coupable d’irréalisme et de naïveté.

Pour nous, l’état des lieux est sans appel : incapable de répondre aux objectifs qu’elle s’est donnée, cette politique inefficace provoque de surcroit des dégâts humains considérables et met en péril nos libertés.

En plaçant les migrants et leurs familles dans un dédale administratif et des conditions de plus en plus inatteignables pour l’obtention d’un titre de séjour stable, ce sont des dizaines de milliers de sans droits que la législation a créés, pour le plus grand profit de secteurs entiers de l’économie française qui peuvent ainsi utiliser une main d’œuvre docile et bon marché. Peu à peu, en matière de santé, de protection sociale, de logement ou de formation, l’exclusion est devenue la règle, le droit l’exception.

Et pour ceux qui espéraient encore des conditions de vie différentes de celles qu’ils avaient fuies de leur pays d’origine, les objectifs chiffrés d’expulsion ont signifié un message clair : vivez cachés ou l’expulsion vous attend.

Les étrangers auront ainsi, depuis près de 40 ans, subi le sort souhaité à tous par les tenants du dogme libéral : déconstruire les droits pour en revenir au « tous contre tous », baser les rapports humains sur la valeur marchande et la prédation, en finir avec les principes de solidarité, d’égalité, de justice. Construire une société de « sans droits ».

Dans le même temps, le poison des vieux démons xénophobes et racistes n’en finit pas de prospérer sur le terreau de la désespérance sociale. La haine de l’étranger ou de l’autre continue plus que jamais à scander le rythme des discours politiques, détournant le regard des citoyens des enjeux autrement plus graves de sous-emploi, d’inégalités sociales et d’injustice fiscale. Dans ce contexte, l’intégration des immigrés est devenue une injonction généralisée, visant à discriminer les étrangers en s’appuyant sur l’argument de « l’assimilation » à de supposées « valeurs communes », qui ne sont que le masque d’un nationalisme d’exclusion.

Nous affirmons que notre conception du « vivre ensemble » n’est pas construite sur ces valeurs et qu’elle en est même aux antipodes. À la désespérance et la haine, nous opposons l’urgence d’un nouveau pacte citoyen qui nous rassemble en termes de droits comme d’obligations, quel que soit l’endroit où nous sommes nés.

C’est à la réalisation d’une politique d’hospitalité que nous appelons, en France comme en Europe. S’appuyant sur l’égalité des droits, la solidarité et l’ouverture au monde, cette politique doit promouvoir une véritable citoyenneté de résidence, afin d’en finir avec les discriminations légales et d’inventer un droit à la mobilité qui place, au même rang, l’intérêt des migrants et l’impératif des États de garantir la paix et la sécurité.

Réalisable, s’appuyant sur des propositions concrètes, cette politique d’hospitalité posera en acte une vision ouverte de l’avenir, considérant les migrants, à l’égal de nous-mêmes, comme des êtres au parcours intelligible, acteurs du monde et parties prenantes de la solution aux défis de notre temps.

Signataires :

Michel Agier, ethnologue et anthropologue, Étienne Balibar, philosophe, Pascal Blanchard, historien, Claude Calame, anthropologue et historien, Pierre Encrevé, linguiste, Didier Fassin, anthropologue et président du Comede, Nancy Green, historienne, Rose-Marie Lagrave, sociologue, Olivier Mongin essayiste, directeur de la revue Esprit, Gérard Noiriel, historien, Jean Pierre Olivier de Sardan, ethnologue, Patrick Peugeot, président de La Cimade, Jacques Rancière, philosophe, Michel Wierviorka, sociologue, historien, Pierre Zaoui, philosophe.

Pétition  » Il faut en finir avec l’enfermement des enfants étrangers ! « 

Pétition de l’Observatoire de l’enfermement des étrangers (OEE) et du Réseau éducation sans frontières (RESF) :  » Il faut en finir avec l’enfermement des enfants étrangers ! « 

http://www.educationsansfrontieres.org/article41143.html

A signez et à diffuser largement autour de vous.

Réunion publique : L’enfermement des enfants

Lundi 6 février, 18 H – à la Bourse du Travail de Paris** (salle Eugène Hénaff)

L’enfermement des enfants

Réunion publique organisée par L’Observatoire de l’enfermement des étrangers – OEE et le Réseau Éducation sans frontières – RESF

L’objectif de la soirée est de faire connaître, dénoncer et faire cesser l’enfermement administratif d’enfants, que ce soit dans les centres de rétention administrative (CRA) ou en zone d’attente (ZA).

Le débat sera animé par des représentants de l’OEE et de RESF et quelques grands témoins de l’enfermement administratif des enfants étrangers.

Au cours de la soirée, sera présentée la pétition que lancent conjointement RESF et l’OEE : « Il faut en finir avec l’enfermement des enfants ! »

Réunion : Pourquoi les mineurs « étrangers isolés » posent encore et toujours des problèmes ?

Mercredi 1er février, 19 H – au siège de la LDH** (Salle Dreyfus) :

Pourquoi les mineurs « étrangers isolés » posent encore et toujours des problèmes ?

Ces enfants qu’on dénomme les « MIE » seraient 6 à 8 000 en France. En principe, en vertu de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), peu importe qu’ils soient étrangers : ils doivent bénéficier d’une protection absolue et d’une prise en charge organisée par l’État, comme tout enfant présent sur le territoire. Ça, c’est le principe … mais la réalité s’en écarte beaucoup.

Les groupes de travail de la LDH «Étrangers-Immigrés » et « Droits des enfants » vous invitent à une réunion sur cette question : Pourquoi « les mineurs isolés » posent-ils encore et toujours des problèmes ?

En s’appuyant sur l’analyse de la situation de ces mineurs en Île-de-France, et particulièrement à Paris, nous sera présenté l’examen critique des 20 mauvaises raisons de ne pas accueillir des mineurs isolés !

Avec :

–         Françoise Dumont, Vice-présidente LDH ; présidente InfoMIE (Centre de Ressources pour les Mineurs Isolés Etrangers)

–         Jean-Michel Centres, MRAP, Collectif exilés du 10e

–         Jean-Pierre Alaux, GISTI, Collectif exilés du 10e

–         Jean-François Martini, GISTI

Invitation à la projection de « Les amoureux au ban public »

Samedi 21 janvier à 17 H – à la Bellevilloise (21 rue Boyer, 20e) : Invition à assister à une séance de cinéma (gratuite !) pour le lancement du film « Les amoureux au ban public ».

Vous connaissez, sans nul doute le problème des couples mixtes et les obstacles qu’ils rencontrent … Ce film apporte le témoignage de certains d’entre eux.

La projection sera suivie d’un débat avec Nicolas Ferran, le réalisateur.

La LDH soutient Les amoureux au ban public de Nicolas Ferran

Après avoir soutenu la pièce de théâtre L’amour au ban de Massamba Diadhiou, comédie au service de la cause des couples franco-étrangers, la LDH a le plaisir de soutenir le film Les amoureux au ban public de Nicolas Ferran.

Au nom de la lutte contre les mariages blancs et de la maîtrise de l’immigration familiale, les couples franco-étrangers subissent depuis plusieurs années le durcissement continu des politiques d’immigration.

Avec intensité et émotion, 13 couples décrivent dans ce film un parcours du combattant pour se marier en France, faire reconnaître un mariage célébré à l’étranger, obtenir un visa pour la France ou bénéficier d’un titre de séjour. Ils racontent leur peur ou leur vécu de l’expulsion, leur révolte de devoir vivre cachés ou séparés, le traumatisme des arrestations à domicile, l’opacité et l’arbitraire de certaines administrations, le contrôle répétitif de leurs sentiments et le dévoilement de leur intimité, la difficulté d’obtenir le respect de leurs droits. Leurs témoignages ne relatent pas des dysfonctionnements exceptionnels. Ils mettent à jour une politique répressive qui a décrété la mise au ban des couples franco‑étrangers dans notre pays.

Plus d’infos sur le site http://amoureuxauban.net/film/

Rassemblement de soutien à M. MO et à sa famille vendredi 20 janvier

En soutien à M. MO, expulsé vers la Chine le 7 janvier dernier, et à sa femme et ses deux petits enfants de 3 et 2 ans restés seuls à Paris

Rassemblement le vendredi 20 janvierdevant l’école élémentaire du 109, avenue Parmentier, Paris 11e

RV à partir de 8 h 10
Nous ferons à cette occasion :

  • une collecte pour aider cette famille
  • signer une pétition pour demander le retour de M. MO

N’hésitez pas à apporter de petits instruments de musique ou des ustensiles de cuisine comme des casseroles pour animer ce rassemblement.
Pour la FCPE et le comité de soutien RESF 109-111 Parmentier

Conférence : POLITIQUES DE L’EXCEPTION

Samedi 7 janvier 2012, Paris, EHESS
(9h30 /13h – Amphi. Furet  – 105 Bd Raspail – M° N.D. des Champs/St Placide))

Conférence & débat organisée à l’occasion de la sortie de l’ouvrage sous la direction de Michel Agier :

POLITIQUES DE L’EXCEPTION
Réfugiés, sinistrés, sans-papiers
(éditions Téraèdre/Le sujet dans la cité/Actuels n°1, janvier 2012)

par TERRA (réseau scientifique de recherche et de publications) et Le sujet dans la Cité (Revue internationale de recherche biographique) en collaboration avec le Centre d’Études Africaines (UMR 194 IRD-EHESS), l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, le laboratoire EXPERICE (Paris 13/Nord-Paris 8)

« Réfugiés, sans-papiers, sinistrés, demandeurs d’asile ou migrants clandestins : ces noms pèsent lourd, effraient ou scandalisent. Ils semblent autoriser un traitement à part, « exceptionnel », des personnes qu’ils désignent. L’ouvrage et le débat dont il sera l’occasion cherchent à décrire les formes de la mise à l’écart des étrangers et autres indésirables, mais aussi les conflits, tensions et révoltes dont ces situations d’exception sont le lieu. »

9h30-10h : Conférence introductive par Etienne BALIBAR (Paris Ouest Nanterre La Défense / University of California, Irvine)

10h-13h : Rencontre-débat animée par Gérard GROMER avec Michel AGIER (EHESS/IRD), Alain BROSSAT (Paris 8), Clara LECADET (EHESS), Simona TERSIGNI (Rennes 2), Jérôme VALLUY (Paris 1)

Informations : http://www.reseau-terra.eu/article1221.html

Rassemblement Pour le droit de vote des étrangers aux élections locales

Jeudi 8 décembre de 13h à 15h devant le Sénat

Pour le droit de vote des étrangers aux élections locales

Le collectif Votation citoyenne tient à saluer l’examen par le Sénat de la proposition de loi constitutionnelle sur le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers, non communautaires, aux élections municipales. Enfin, après trente ans de débats, cette assemblée va pouvoir se prononcer !

L’une des deux assemblées de la représentation nationale, l’Assemblée nationale, l’a déjà adoptée en mai 2000. L’autre assemblée, le Sénat, s’apprête à le faire le 8 décembre 2011.

La représentation nationale a donc pris acte de l’évolution de la société française qui, de façon constante depuis douze ans, affirme majoritairement son accord avec cette revendication porteuse d’égalité réelle. Les dernières enquêtes, en 2011, indiquent qu’une nette majorité de Français est favorable au vote des étrangers non communautaires aux élection locales au même titre que les étrangers venant d’un pays membre de l’Union européenne (BVA 61% et Harris interactive 59%).

Seul  le pouvoir exécutif et la droite parlementaire refusent encore de progresser vers un suffrage réellement universel et l’intégration politique des étrangers qui vivent et travaillent en France.

Le Sénat, en votant le 8 décembre, souhaite assurer davantage encore ce progrès démocratique.

Malheureusement le possible renvoi de cette proposition de loi, à l’Assemblée nationale, risque de geler ce processus. Il n’en est que plus important que, dès le lendemain des élections présidentielles et législatives de 2012, la révision constitutionnelle soit effectivement mise en œuvre et que le président de la République reprenne à son compte cette révision dont le principe aura été approuvé successivement par les deux assemblées.

C’est pour que soit enfin reconnu, après trente ans de promesses, ce droit à la citoyenneté de résidence que le collectif Votation citoyenne appelle à se rassembler devant le Sénat (15 rue de Vaugirard, métro Odéon) jeudi 8 décembre de 13h à 15h.

Projection-débat : Les arrivants

Mercredi 30 novembre à 19h : Le Rajfire* vous invite à la projection débat de Les arrivants, à la Maison des associations du 12ème arrondissement (Métro Dugommier ou Daumesnil).

En présence des réalisateurs

Un film de Claudine Bories et Patrice Chagnard
Production Les films d’ici, 113 minutes, France, 2009

Le quotidien à la CAFDA (Coordination pour l’accueil des familles demandeuses d’asile) de Paris. Des femmes et des hommes, leurs enfants. Des demandeurs et demandeuses d’asile, dans ce moment de leur parcours, face à des procédures complexes, souvent désemparés, lourds d’une histoire de persécutions, de peur, de fuites. Une histoire parfois confuse, qu’il faudra pourtant coucher sur le papier et exposer à l’OFPRA. Des accueillants et accueillantes, solidaires et engagés, mais lucides, parfois débordés, en colère devant leur propre impuissance. Un lieu dans Paris, au carrefour du monde, des langues. Autour, la ville. Un film vrai, fort, un film d’une très grande humanité, émouvant sans sensiblerie ni misérabilisme. Un film qui pousse à réfléchir… et à agir peut être…

* RAJFIRE Réseau pour l’autonomie des femmes immigrées et réfugiées

c/o Maison des femmes, 163 rue de Charenton, 75012 Paris
site internet : http://rajfire.free.fr/
contacts et permanences : mardi 16h30-20h à la Maison des femmes
tel : 01 44 75 51 27 – mail : rajfire@wanadoo.fr

Sondage : 6 Français sur 10 se déclarent favorables à l’extension du droit de vote aux élections municipales et européennes aux étrangers non-européens

Le collectif Votation citoyenne vous informe du dernier sondage Harris Interactive réalisé pour La lettre de la citoyenneté qui marque une progression des résultats favorables pour le droit de vote des étrangers : près de six Français sur dix se déclarent favorables à l’extension du droit de vote aux élections municipales et européennes aux étrangers non-européens vivant en France. Le total des personnes favorables « correspond à une hausse de neuf points par rapport à la dernière mesure réalisée en 2009 et constitue la proportion la plus élevée recueillie depuis le début de ce baromètre en 1994 », précise BVA.

Après s’être vu rappeler que les étrangers des pays de l’Union européenne résidant en France ont le droit de vote pour ces élections, 59% des sondés se disent favorables à ce que cette mesure concerne les résidents hors UE. 37% se déclarent « tout à fait favorables » à cette évolution, et 22% « très favorables ». 39% y sont opposés (23% « assez opposés », 16% « très opposés »). 2% ne se prononcent pas. Interrogés sur l’extension de ce droit de vote, d’une part « à toutes les élections locales, c’est-à-dire aux élections municipales, cantonales et régionales », et d’autre part à « tous les étrangers vivant en France », les Français répondent aussi favorablement, à 56% (40% d' »assez favorables », 16% de « très favorables »). 41% sont par contre hostiles à cette solution (23% « assez opposés », 18% « très opposés »). 3% sont sans avis.

Selon BVA, « seules les personnes âgées de 50 ans et plus s’opposent aujourd’hui » à l’extension du droit de vote aux résidents non communautaires pour les élections municipales et européennes. Cette idée, ajoute l’institut, « fait son chemin » parmi les sympathisants de droite et d’extrême droite, même si elle y demeure minoritaire : 42% des sympathisants de droite y seraient favorables (+15 points par rapport à la dernière enquête), et 36% de ceux de l’extrême droite (+14 points).

(Sondage réalisé par téléphone les 28 et 29 octobre auprès de 976 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas.)

Le collectif Votation citoyenne se félicite de ces résultats, dans un contexte de tension des débats avec des initiatives et discours de la droite extrême et de l’extrême droite (déclarations, pétitions…etc). Ces résultats montrent une fois de plus que les citoyennes et citoyens sont favorables à défendre une égalité réelle, pour avancer vers un vrai suffrage universel et une amélioration de notre démocratie.

Pour en savoir plus :

La note détaillée : http://www.harrisinteractive.fr/news/2011/CP_HIFR_LC_04112011.pdf

Les résultats : http://www.harrisinteractive.fr/news/2011/CP_HIFR_LC_04112011.pdf

Pour consulter le dernier numéro de La lettre de la citoyenneté (septembre – octobre) : http://www.lettredelacitoyennete.org/menu113.html

Par ailleurs, le collectif Votation citoyenne sera auditionné prochainement par le sénateur Jean-Yves Leconte, chef de file sur la proposition de loi constitutionnelle pour le droit de vote des résidents étrangers aux élections municipales  qui sera discutée au Sénat le 8 décembre prochain, et par Esther Benbassa, rapporteuse de la proposition. De façon assez inédite, le texte présenté est la reprise de celui qui avait été adopté en mai 2000 à l’Assemblée nationale. Le collectif Votation citoyenne souhaite que la discussion et le vote sur cette proposition soient un des derniers actes politiques pour la satisfaction effective de ce droit. .

Pour en savoir plus :

http://www.senat.fr/dossier-legislatif/ppl99-329.html

http://www.senat.fr/leg/ppl99-329.html

Pour se tenir informé et suivre les différentes initiatives locales en faveur du droit de vote des résidents étrangers aux élections locales : www.oui-droitdevotedesetrangers.org

Yallah Film Festival

Mercredi 19 octobre à 19h30, à l’Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris :

Yallah Film Festival

Le Yallah Film Festival est un événement « non-profit » dédié à la créativité des jeunes réalisateurs témoins du « Printemps Arabe ». Des réalisateurs tunisiens, égyptiens, marocains, libanais, jordanien, etc., professionnels du cinéma ou simples amateurs nous ont fait parvenir de courtes vidéos.  27 ont été retenues pour la sélection officielle qui est déjà en ligne et sera présentée sur grand écran lors de la cérémonie de remise de prix.

Cette cérémonie aura lieu à l’Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris, le mercredi 19 octobre à 19h30 en présence des membres du jurycomposé de cinéastes, journalistes et personnalités du secteur culturel comme Merzak Allouache, Lubna Azabal, Darina Aljundi, Hicham Ayouch, Micha Khalil, Ramzi Malouki, Mohamed Metalsi, Menem Richa. Cet événement est gratuit et un simple email de confirmation permettra à chacun d’y assister. Il suffit d’envoyer son nom et prénom àinvit@yallahfilmfestival.com .

La permanence d’écoute et d’accompagnement juridique des étrangers cherche des bénévoles

Appel à bénévoles

Participez à l’accompagnement des étrangers pour faire valoir leurs droits

La Ligue des Droits de l’Homme est une association généraliste qui agit en faveur des libertés et des droits. Dans un contexte d’échanges mondialisés, elle défend les droits fondamentaux de la libre circulation des personnes entre Etats et leur libre établissement.

Au sein du centre social Solidarité Roquette, des militants soutiennent les personnes connaissant des difficultés dans leur projet de droit au séjour en France et d’intégration. Ils les accueillent, les informent et les aident à la constitution de leurs dossiers administratifs en vue de leur régularisation. Ils alertent par ailleurs associations et élus sur des situations difficiles vécues.

  • Les situations interculturelles vous intéressent.
  • Vous avez des convictions.
  • Vous êtes sensible à la relation d’aide.
  • Vous habitez ou non le 11ème arrondissement.

Nous avons besoin de vous !

Vous interviendrez dans un cadre collectif : accueil du public en binômes, échanges trimestriels entre bénévoles, liens avec la section Paris 10/11 et le service juridique de la Ligue des droits de l’Homme.

Les permanences d’écoute et d’orientation juridique se tiennent les 2ème et 4ème jeudis du mois, de 18h30 à 20h30, au Centre social Solidarité Roquette – 47/51 rue de la Roquette – 75011 Paris – Métro : Voltaire ou Bastille

Contact : paris.10.11@ldh-france.org

Le flyer à télécharger :  en A4, et en 4 exemplaires par page.

Le collectif de soutien aux biffins au CQ Belleville-St Maur

Mercredi 8 juin à 19h, à l’ordre du jour du conseil de quartier Belleville-Saint Maur, figure « le marché sauvage du boulevard de Belleville ».

La réunion se tiendra à l’école élémentaire du 75 bvd de Belleville.
De quoi s’agit-il ? Depuis plus d’un an, des vendeurs à la sauvette se déploient en grand nombre – plusieurs centaines – et s’installent sur le boulevard de Belleville dans une anarchie totale. Ceci provoque un fort mécontentement des habitants et des commerçants des lieux concernés dont certains ont déjà manifesté publiquement leur réprobation voire leur colère contre ce qu’ils jugent être un envahissement de leur quartier. La difficulté de circuler sur les trottoirs, d’accéder aux entrées d’immeubles et le désordre laissé après ce “marché sauvage” expliquent en partie ce mouvement d’opposition.
La mairie du 11ème nous disait de son côté dans « Le onzième en mouvement » de avril-mai 2011 : « les pouvoirs publics travaillent actuellement à la mise en place d’un accompagnement social adapté des vendeurs ».
Quoi d’autre ? Un collectif de soutien aux biffins, créé à l’initiative de plusieurs élus du 20ème et élargi aux associations du 19-20° et arrondissements proches, tente d’apporter une réflexion et des propositions face aux problèmes survenus depuis plus d’un an liés à la présence de vendeurs à la sauvette (appelés Biffins).
Les sections LDH du 19ème et 20ème nous ont interpellés (section 10/11) pour nous concerter au vu des questions de droits, de libertés, de respect des situations parfois antagonistes, posées par ce contexte. Cette « coordination trans-sections » prépare une lettre qui sera envoyée aux maires de nos quatre arrondissements. Une lettre du collectif a déjà été envoyée au maire de Paris.
Et donc : le conseil de quartier du 8 juin nous donne l’occasion de demander une mise à jour de la part du maire. Parce que, en tant que membres de la LDH, nous voulons nous assurer que tout est fait pour garantir le « vivre ensemble » et pas seulement un renforcement de la présence des effectifs policiers. Si vous pouvez consacrer votre soirée de mercredi à ce moment privilégié d’oratoire républicaine et de démocratie locale, venez ! Belleville, c’est un de nos quartiers.

Manifestation « Contre le racisme, contre la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans papiers »

samedi 28 mai à 14h00 : Manifestation « Contre le racisme, contre la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans papiers » à l’appel du Collectif « D’ailleurs nous sommes d’ici » de Barbès en direction de République.

Communiqué de la LDH : Refuser la xénophobie et la chasse aux étrangers

La LDH a décidé de s’associer aux manifestations prévues le 28 mai à l’initiative du collectif « D’ailleurs nous sommes d’ici ».Le gouvernement continue à faire des étrangers des boucs émissaires, agitant par exemple le spectre de l’invasion, alors que c’est la Tunisie qui accueille les réfugiés fuyant la Libye. Et pendant ce temps, enfermé dans une politique sécuritaire massive et aveuglé par de dangereux calculs électoraux, le gouvernement organise la chasse aux quelques milliers de Tunisiens venus en Europe, tout en prétendant apporter son aide à la révolution tunisienne.En agissant ainsi, les autorités françaises font de la xénophobie le maître-mot de leur politique et montrent qu’elles sont devenues le challenger du Front national.Parce que cette politique est mortifère pour les droits, la LDH appelle ses militant(e)s à se joindre aux manifestations prévues le 28 mai 2011. Collectif « D’ailleurs nous sommes d’ici ».Suite à l’appel à mobilisation plusieurs centaines d’organisations associatives, syndicales, politiques et des milliers de citoyens préparent, partout en France, diverses manifestations qui se clôtureront par la journée nationale du 28 mai contre les idées racistes et xénophobes qui envahissent la société, contre les politiques publiques, les personnes et les organisations qui les propulsent.L’Appel :Au lendemain de la victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2007 était créé, pour la première fois dans l’histoire de la République, un ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Co-développement. Depuis, des dizaines de milliers d’étrangers en situation irrégulière, hommes, femmes, enfants, sont traqués, arrêtés et expulsés, y compris dans un pays en guerre comme l’Afghanistan. Voulue par le chef de l’Etat, mise en œuvre par ses gouvernements successifs, le ministère de l’Intérieur aujourd’hui, et soutenue par l’UMP et ses alliés à l’Assemblée, cette politique est inacceptable car elle viole des principes humanitaires élémentaires et des dispositions internationales ratifiées par la France. A cela se sont ajoutés les effets désastreux du pseudo-débat sur l’identité nationale puis la chasse aux Roms.Pour que cesse cette situation qui porte atteinte à des droits fondamentaux, menace gravement le droit d’asile et ruine l’existence des personnes étrangères visées, nous appelons à une manifestation nationale et unitaire au mois de mai 2011, à la date anniversaire de la création du ministère de l’Immigration qui perdure aujourd’hui sous une autre forme.Nous exigeons sa suppression, l’arrêt immédiat de cette politique et la régularisation des sans-papiers.