Liberté d’expression : le discrédit remis à sa place

Communiqué du Gisti, de la LDH et du Syndicat de la magistrature

Ceux qui ont voulu faire taire le Gisti, la Ligue des droits de l’homme et le Syndicat de la magistrature en seront pour leurs frais. La libre critique des décisions de justice, y compris par un syndicat de magistrats, sort aujourd’hui renforcée par le jugement de la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris estimant que le délit de discrédit[1] n’est pas constitué.

Liberté pour Asli Erdogan

Communiqué de l’Observatoire de la liberté de création et de la LDH. Dans l’insoutenable vague de purges entreprise par le régime turc (en quatre mois, cinquante mille personnes arrêtées, plus de cent mille démises de leurs fonctions), les réquisitions du procureur d’Istanbul contre la journaliste et romancière Asli Erdogan, le 10 novembre, pouvaient sembler un épisode comme les autres dans le retour d’une grande démocratie à la dictature sous couvert de l’état d’urgence. Les dénonciations unanimes que cette annonce a suscitées montrent qu’il n’en est rien.

État d’urgence : sans retour ?

Communiqué LDH. La LDH avait annoncé, passée la première période d’état d’urgence, que le renouvellement de celui-ci serait sans fin. De tout temps, sous tous les gouvernements et sous tous les régimes, les mesures d’exception sont comme une drogue pour les autorités : après y avoir goûté, elles ne peuvent plus s’en passer.

Fichier TES, danger pour les libertés

Communiqué de l’Observatoire des libertés et du numérique (OLN). Le décret TES (« Titres électroniques sécurisés ») publié par le gouvernement, comme par effraction, le 28 octobre dernier trahit les principes démocratiques tant sur la forme (la manière dont il a été élaboré et publié) que sur le fond (la création d’un fichier centralisant les données d’identité, de filiation et de biométrie de l’ensemble des Français).