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Un grand moment de bonheur et de solidarité avec les jeunes migrants : la Soiré Contes du 10 décembre (les photos)

La LDH Paris 20° a organisé une Soirée Contes, le dimanche 10 décembre au soir, à la Maison du Bas Belleville avec le concours de la LDH Paris 19° et de RESF. Ce fut un succès. Le public était  nombreux et varié, une dizaine d’enfants et une soixantaine d’adultes, des membres de la LDH 20° et 19° et de RESF et une majorité de gens venus du quartier, des femmes et des hommes, des jeunes et des moins jeunes. Le spectacle de contes a duré environ une heure et a été suivi par un buffet préparé par l’équipe de cuisinières de la Maison du bas Belleville.

La soirée était organisée au profit des jeunes migrants contraints à l’errance dans Paris et qui se regroupent en fin de semaine en bas du Parc de Belleville pour des distributions de nourriture et de vêtements organisées par des bénévoles. Les conteuses ont fait passer deux chapeaux dans l’assistance et ont récolté plus de 600 euros. Les artistes étaient bénévoles, la salle était gratuitement mise à disposition et le buffet a été financé par la Fédération de Paris de la LDH, la totalité de la somme recueillie ira donc aux jeunes migrants.
Une belle marque de solidarité avec des jeunes que la France et Paris devrait accueillir à bras ouverts, parce que la loi internationale l’exige, parce que c’est un devoir d’humanité et parce que ces jeunes sont une richesse pour notre pays.
Vous trouverez ici quelques photos https://photos.app.goo.gl/eamXJMBxO7JM37Hw2

Le 25 novembre : Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Chaque année, le 25 novembre est la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

La violence à l’égard des femmes découle d’une longue tradition de rapports de force inégaux entre hommes et femmes, situation qui a conduit à la domination des femmes par les hommes et à la discrimination à leur encontre, les empêchant de s’émanciper pleinement, et que la violence est l’un des principaux mécanismes sociaux par lesquels les femmes sont maintenues en situation d’infériorité par rapport aux hommes.

La violence physique, sexuelle et psychologique exerce  au sein de la famille, y compris les coups, les sévices sexuels infligés aux enfants de sexe féminin au foyer, les violences liées à la dot, le viol conjugal, les mutilations génitales et autres pratiques traditionnelles préjudiciables à la femme.

Le harcèlement sexuel et l’intimidation, la violence exercée au sein de la collectivité, au travail, dans les établissements d’enseignement et ailleurs, le viol, le proxénétisme et la prostitution forcée.

Après l’OMS, une femme sur trois indique avoir été exposée à des violences physiques ou sexuelles de la part de leur partenaire intime ou de quelqu’un d’autre à un moment de leur vie. Dans le monde, près d’une femme assassinée sur deux a été tuée par son partenaire ou ex-partenaire en 2012. Ce ratio est de 1 sur 20 pour les hommes. . En France, les chiffres n’évoluent quasiment pas d’une année sur l’autre. En 2016, au moins 123 femmes ont été assassinées par leur conjoint ou ex.

Pensons aussi à la situation des femmes appartenant à des groupes minoritaires, les femmes autochtones, les femmes réfugiées, les femmes migrantes, les femmes vivant dans des communautés rurales ou isolées, les femmes indigentes, les femmes internées ou incarcérées, les fillettes, les femmes handicapées, les femmes âgées et les femmes se trouvant dans des situations de conflit armé où le viol et les violences sexuelles  sont utilisés comme arme de guerre, toutes ces femmes sont particulièrement exposées à la violence et très fragilisées.

cVFF

Journée internationales contre les violences faites aux femmes : Pourquoi le 25 novembre ?

Journée contre les violences faites aux femmes : pourquoi le 25 novembre ?

C’est la date de l’assassinat, en 1960, des trois sœurs Mirabal en République dominicaine. La Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes a été instaurée par l’ONU en 1999. 

Le 17 décembre 1999, par sa résolution 54-134, l’Assemblée générale des Nations unies proclamait le 25 novembre Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. La date avait été choisie en Colombie, en 1981, par des militant-e-s des droits des femmes en hommage aux trois sœurs Mirabal, combattantes contre la dictature de Rafael Trujillo en Ré Patria, Minerva et María Teresa Mirabal étaient issues d’une famille de la bonne société dominicaine, dont les biens avaient été confisqués par le dictateur Trujillo, au pouvoir entre 1930 et 1961. Mariées à des opposants, Minerva et María Teresa furent à plusieurs reprises emprisonnées, battues et violées.

En mai 1960, elles sont condamnées à trois ans de prison pour atteinte à la sécurité de l’Etat, mais sont libérées trois mois plus tard par une grâce présidentielle. Le 25 novembre, après avoir rendu visite à leurs époux détenus, elles sont arrêtées sur une route de campagne et massacrées à coups de machette, en compagnie de leur sœur aînée Patria (sans engagement politique) et de leur chauffeur. L’ordre est venu du dictateur en personne, et a été exécuté par des militaires.

L’émotion provoquée par le quadruple assassinat est énorme et précipite la chute de celui qui se fait appeler El Benefactor («le bienfaiteur»). Lâché par les Etats-Unis qui l’avaient soutenu jusque-là, il est abattu le 30 mai 1961 par un groupe de militaires dissidents, avec le soutien de la CIA.

Dans la clandestinité, les sœurs Mirabal étaient surnommées las Mariposas («les papillons»). A la fin de la dictature, elles étaient reconnues comme des symboles du combat pour la liberté du pays. A Ojo de Agua, le village où elles ont été tuées, un musée et un mausolée rappellent leur martyre. Une station du métro de Santo Domingo, la capitale, porte leur nom. La romancière Julia Alvarez leur a consacré un roman, Au temps des papillons (Métailié, 1997), adapté au cinéma en 2001 (Salma Hayek interprétant Minerva Mirabal).

François-Xavier Gomez     Libération  25 novembre 2016

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Ménilmontant – Graves violences policières le soir du 7 mai

Communiqué de la Fédération LDH de Paris.

Graves violences policières dans le quartier de Ménilmontant à Paris 20°, le soir du deuxième tour des élections présidentielles.

Le 7 mai au soir, dans le quartier de Ménilmontant, environ trois cents manifestants d’extrême gauche étaient rassemblés pour protester contre l’élection présidentielle. Les manifestants ont occupé la chaussée et ont scandé des slogans.

Les manifestants ont été confrontés rapidement à de nombreux policiers qui les ont encerclés après avoir fait usage de gaz lacrymogènes. Ils ont tenté de quitter le quartier populaire de Ménilmontant peu avant 21 heures mais la plupart d’entre eux ont rapidement été bloqués par les forces de l’ordre.

Une partie des manifestants ont été pris comme dans une nasse à l’extérieur et à l’intérieur du bar Saint Sauveur une grande partie de la nuit. Sans aucune raison apparente, la police a procédé à des matraquages violents, les policiers se regroupant parfois à plusieurs pour battre une personne à terre. Les témoignages font état d’une grande violence et d’une population du quartier effrayée par ce déploiement de forces et de matériel quasiment militaire.

Cette opération de police s’est soldée par 141 interpellations, 9 gardes à vue et l’arrestation d’une personne finalement libérée mais qui comparaitra devant le tribunal correctionnel le 12 juin prochain.

Les forces de l’ordre ont procédé à des contrôles, notamment pour vérifier si certains manifestants faisaient ou non partie des 69 personnes visées par un arrêté préalable d’interdiction de séjour dans l’Est parisien pris par le préfet de police.

Nous ne pouvons que dénoncer cette violence qui de plus s’est déroulée à l’intérieur d’un lieu  privé en l’occurrence le bar Saint Sauveur et contre ses clients.

Quelle peut-être la justification d’un tel déploiement de policiers et de matériel et d’un véritable piège conduisant à encercler et à commettre des violences sur la population en quadrillant tout un quartier ?

On peut également s’interroger sur le bien-fondé de ces interdictions de séjour dans une partie de la capitale. Découleraient-ils d’ une interprétation très large des règles de l’état d’urgence toujours en cours, officiellement destiné à lutter contre le terrorisme et contre lequel la Ligue des droits de l’Homme a protesté à chacune de ses prolongations ?

Nous resterons vigilants et contribuerons à ce que les victimes de ces violences fassent valoir leurs droits.

Comme la Ligue des  droits de l’Homme, l’a déjà souligné: « La violence policière charrie son lot  de toxines et empoisonne lentement mais sûrement les valeurs d’égalité, de fraternité et de liberté qui fondent la démocratie et la citoyenneté ».

Paris, le 15 mai 2017

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Outre les envois à la presse, ce communiqué a été envoyé à deux députées du 20° arrondissement de Paris, George Pau-Langevin et Cécile Duflot, et à la maire du 20° arrondissement, Frédérique Calandra. Seule Cécile Duflot a accusé réception de notre envoi.

Paris – Accueil des migrants : là où le bât blesse

Communiqué de presse de la Ligue des droits de l’Homme de Paris.

Paris – Accueil des migrants : là où le bât blesse.

En novembre 2016, la Mairie de Paris a ouvert un centre d’accueil humanitaire ou CPA dans le 18° arrondissement, à la porte de La Chapelle, boulevard Ney, pour accueillir les migrants primo-arrivants. 400 personnes y sont hébergées, initialement pour une durée de 10 jours maximum, une bonne gestion du flux migratoire devant permettre un « turn over ». Ce dispositif est complété par un second centre humanitaire sur Ivry réservé aux femmes et aux familles. Les mineurs étrangers isolés sont quant à eux dirigés vers le Dispositif d’évaluation des mineurs isolés étrangers (DEMIE).

Selon Emmaüs Solidarité et la Ville de Paris, plus de 90% des personnes accueillies sont des demandeurs d’asile dits « dublinés », c’est-à-dire dont la situation relève des accords de Dublin. Concrètement, le Centre d’examen de situation administrative ou CESA, service de l’Etat au sein du CPA et créé pour ce centre, est chargé d’évaluer l’ensemble des situations des personnes passant par le centre d’accueil. Le CESA prend les empreintes des personnes et vérifie, à l’aide du fichier Eurodac, si elles ont été enregistrées dans un autre pays de l’Union Européenne à leur arrivée en Europe. Si tel est le cas, l’Etat peut renvoyer la personne « dublinée » dans le pays d’arrivée et ne pas lui accorder l’asile en France. C’est ce qui est fait jusqu’à ce jour de manière quasi systématique.

  • La fédération de Paris de la Ligue des droits de l’Homme rappelle que l’État n’est pas obligé, dans le cadre des accords de Dublin, de renvoyer les personnes « dublinées » dans le pays d’origine et peut leur accorder le droit d’asile en France. Nous considérons que notre pays se doit d‘accueillir en tant que réfugiés les demandeurs d’asile qui présentent les conditions minimales leur permettant d’accéder à ce statut.
  • La fédération de Paris de la Ligue des droits de l’Homme juge qu’il est inadmissible qu’aucune assistance juridique n’ait été instaurée dans le CPA qui n’est pas uniquement un centre humanitaire mais sert aussi à orienter les migrants vers les filières administratives. De ce fait, il convient logiquement de le doter d’un système d’assistance juridique simple d’accès, permettant aux migrants de connaître leurs droits, de remplir les papiers administratifs de façon rigoureuse et de faire les recours éventuels.

Les 21 et 22 février, aux abords du CPA, a eu lieu une interpellation massive de migrants. Le 22 février, 42 personnes ont été déférées devant le Juge des libertés et de la détention (JLD) ou le Tribunal administratif (TA) de Paris. Des décisions de transfert au titre de Dublin, ou d’Ordre de quitter le territoire français (OQTF), ou de mise en centre de rétention ont été ordonnées, soit directement au commissariat, soit lors du passage devant la Justice.

Dans le courant du même mois de février, la police est intervenue à plusieurs reprises pour empêcher des associations citoyennes de quartier d’apporter une aide humanitaire aux migrants non pris en charge dans le CPA et dormant à la rue. C’est ainsi que le Collectif Wilson, collectif de quartier constitué spontanément de volontaires, s’est vu refuser le droit de distribuer une aide alimentaire aux migrants aux abords du CPA et que leur véhicule a été sanctionné de plusieurs amendes de 135 euros pour stationnement. Dans le même temps, la Ville de Paris faisait poser des pierres sur les lieux où dorment les migrants à la rue pour les en dissuader.

  • La fédération de Paris de la Ligue des droits de l’Homme demande à nouveau avec insistance que cesse la chasse aux migrants et les menaces d’OQTF, que cesse l’intimidation des associations et collectifs de citoyens qui viennent en aide aux migrants, y compris aux abords immédiats du CPA. Ces méthodes sont antagoniques avec les intentions humanitaires annoncées et engagées par ailleurs par les autorités.

La fédération de Paris de la Ligue des droits de l’Homme a pris bonne note des déclarations de Madame Dominique Versini, adjointe à Madame Anne Hidalgo, affirmant lors de la Réunion « Plateforme de mobilisation pour l’accueil des réfugiés à Paris », le 10 mars, que le CESA n’avait pas été une volonté de la Ville de Paris mais de la Préfecture, qu’elle connait les problèmes posés par l’absence de permanence juridique dans le cadre du CPA et qu’elle est prête à envisager une plate-forme juridique avec les associations compétentes. Lors de la même réunion, la Ville de Paris et la Préfecture ont salué à de nombreuses reprises les initiatives citoyennes spontanées d’aide aux migrants. La fédération de Paris de la Ligue des droits de l’Homme espère que ces déclarations seront suivies d’effets positifs et se déclare prête à examiner avec intérêt toute proposition en ce sens.

Paris, le 20 mars 2017

Hôtels Réunis : tous les résidents relogés

Juillet 2016 : Hôtels Réunis : une bonne nouvelle : tous les résidents des Hôtels Réunis ont été relogés dans des conditions acceptables.

Enfin, plus aucune famille ne va moisir aux  Hôtels Réunis , la  dernière est partie en fin juin … Une grande majorité est relogée dans de vrais appartements dignes, ils sont enchantés .
Cinq familles sont hébergées en résidence dans l’attente d’obtenir les critères ( régularisation ou revenus suffisants ) . En résidence il y a souvent (mais pas toujours ) une aide sociale efficace pour résoudre les problèmes administratifs ou autres ( une des mamans a  obtenu grâce à cet accompagnement son titre de séjour, la maîtrise de la langue et un travail occasionnel ) .
On peut se réjouir même si on reste présents malgré tout, car deux familles doivent encore être régularisées, et trois familles ont d’autres soucis administratifs ou de revenus à résoudre …

Pour en savoir plus sur Les Hôtels Réunis et la longue lutte menée par les résidents, RESF, La Fondation Abbé Pierre et la LDH de Paris 20° — cliquez ici

Loi sur le droit des étrangers : appel aux députées du 20°

Le policier :  » Vous avez des diplômes ? « 

Le courrier ci-dessous a été envoyé aux trois députées dont le mandat couvre en partie le 20° arrondissement de Paris ; Cécile Duflot, Fanélie Carrey-Conte et Sandrine Mazetier. Cette action entre dans le cadre d’une action nationale de la LDH.

Madame la députée,

Le projet de loi relatif au droit des étrangers, déposé au bureau de l’Assemblée nationale l’été dernier, va entrer en discussion au cours du mois de juillet. Durant toute cette année, les associations concernées par le droit des étrangers, dont la Ligue des droits de l’Homme, ont été auditionnées par le rapporteur et la CNCDH a rendu son avis le mois dernier.

Si nous prenons contact avec vous aujourd’hui, c’est que tous les organismes susmentionnés font part, de façon quasi unanime, de leur vive inquiétude. En effet de nombreuses dispositions vont précariser encore davantage la situation des étrangers dans notre pays. Or, comme le souligne la CNCDH, si l’on veut qu’un étranger s’intègre dans notre société, la première condition est que sa situation soit stable. Le projet de loi  qui vous est soumis va placer tous les étrangers dans une situation de contrôle permanent, non contradictoire et particulièrement attentatoire aux libertés et à la protection des données personnelles. Le fait d’être étranger ne doit pas autoriser à leur dénier les droits les plus élémentaires.

Aussi venons-nous vous proposer un certain nombre d’amendements que, vous pourriez, si vous en êtes d’accord, proposer à la discussion de l’Assemblée nationale.

Concernant la délivrance des titres de séjour :

  • suppression de l’article 8 du projet. Cet article permet à l’administration de remettre en cause, à tout moment, le titre de séjour d’un étranger ;
  • selon l’article 9, la délivrance d’un titre de séjour « salarié » est subordonnée à la présentation d’un contrat de travail à durée indéterminée (CDI). Cette mesure constitue une régression par rapport à l’existant : actuellement, la personne étrangère titulaire d’un contrat à durée déterminée d’un an se voit délivrer un titre de séjour « salarié » ; il convient de conserver cet existant ;
  • suppression de l’article 25 qui permet à l’administration d’avoir accès à de nombreux fichiers pour vérifier les déclarations d’un étranger ; cet article remet gravement en cause le respect de la vie privée et les règles déontologiques de nombreuses professions.  Il porte atteinte à l’indispensable confiance que chacun, quelle que soit sa situation administrative, doit pouvoir porter à l’école, aux travailleurs sociaux, à l’hôpital.

Concernant l’éloignement des étrangers :

  • en cas de mise en rétention, ramener le délai de présentation au juge des libertés et de la détention (JLD) à 48 heures et limiter la rétention à 30 jours, a l’instar des propositions du rapport Fekl;
  • modification de l’article 14, alinéas 20 à 23 : le délai de 7 jours pour déposer un recours devant le tribunal administratif est particulièrement court et ne permet pas de garantir un recours effectif à la personne visée par la mesure d’éloignement ;sachant que l’un des principaux motifs d’annulation est le danger représenté par le pays de destination ou l’état de fragilité des personnes, cette remise en cause de l’effectivité du recours est de nature à entraîner des conséquences d’une extrême gravité ;

A l’article 22, suppression des dispositions (alinéas 12 et 13) permettant aux autorités de pénétrer au domicile de l’étranger assigné à résidence, en vue de rendre effectif son éloignement.

Bien d’autres dispositions prévues sont contestables, en ce qui concerne les étrangers malades, par exemple. Par ailleurs, nous ne pouvons que déplorer que la délivrance d’une carte de résident ne puisse être de plein droit.

Aussi, nous souhaitons vous rencontrer pour vous présenter de façon plus détaillée les craintes que nous inspire ce projet de loi et nous nous tenons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Nous vous prions d’agréer, madame la députée, monsieur le député, nos salutations les meilleures.

Le Bureau de la LDH Paris 20°

Rencontre-débat : la laicité pour vivre ensemble

La Ligue des droits de l’Homme de l’Est parisien, le MRAP de Paris 19-20°, le Mouvement de la paix de Paris 19-20°, la Ligue de l’enseignement de Paris vous invitent à une

rencontre-débat, le jeudi 18 juin 2015 à 19 heures,

au Lieu-Dit, 6 rue Sorbier, Paris 20°

Métro Ménilmontant ou Gambetta, bus 96, arrêt Henri Chevreau
(entrée libre et gratuite sans réservation)

La laïcité pour vivre ensemble

avec Alain Bondeelle, coresponsable du groupe de travail laïcité de la LDH
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La laïcité reste d’actualité
La laïcité, dont les fondements ont été posés dans la Déclaration des droits de l’Homme de 1789,
et dont les bases juridiques datent la séparation de l’Église et de l’État en 1905,
est régulièrement citée dans les débats et controverses d’aujourd’hui :
  • Affaire Baby Loup jugée en 2014,
  • Attentats de Paris en janvier de cette année,
  • Projet de loi sur l’interdiction de de tout signe d’appartenance religieus dans les établissements accueillant des enfants de moins de six ans,
  • Projet de loi sur l’extension du port du voile à l’université,
  • Polémiques sur les menus des cantines scolaires…
La laïcité est parfois dévoyée
La laïcité n’est-elle pas mise « à toutes les sauces » ? Parfois hors de propos ?
Y compris les sauces les plus acides comme le rejet de l’autre pour ses opinions religieuses ?
L’extrême-droite elle-même s’empare du concept pour en faire une arme de l’identité nationale.
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La laïcité, c’est quoi exactement ?
Un mode d’organisation de la société garantissant la liberté de chacun et l’égalité entre tous ?
Quels sont les enjeux aujourd’hui, dans nos hôpitaux, nos écoles, nos entreprises ?
En quoi la mise en œuvre de la laïcité contribue-t-elle à la citoyenneté et au Vivre Ensemble ?
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Venez en discuter
Nous partirons des fondements philosophiques et juridiques de la laïcité,
nous en citerons les domaines d’application et les règles et nous la replacerons dans son contexte.
Nous jetterons un œil sur ce qui se passe dans d’autres pays (la laïcité est-elle une spécificité française ?)Puis, nous discuterons, ensemble, des cas concrets rencontrés dans notre vie professionnelle et de quartier.

Foyer du Retrait : pas un habitant du 20° à la rue !

Nous sommes 47 personnes qui vivions depuis plusieurs années dans les couloirs et escaliers du Foyer Coallia au 23 rue du Retrait à Paris 20 ème. Le 6 février 2015, le foyer a fermé et nous avons été mis à la rue.

Sans autres solutions nous nous sommes mis à l’abri dans un bâtiment vide   et avons expulsé de manière brutale. 3 d’entre nous ont été placé en garde à vue. Ils ont été relâchés mais l’un d’eux est accusé de violences sur agent et doit passer en jugement.

Ensemble, nous nous sommes installés dans le parc de la rue Bidassoa et en avons été chassés. Sur le trottoir, la police est à nouveau intervenue brutalement  le 12 février pour nous disperser.

Aujourd’hui seulement 20 d’entre nous ont obtenu un hébergement précaire à la Boulangerie, sans aucune garantie de durée. Les autres sont toujours à la rue.

Nous demandons :

  • La mise à disposition d’un lieu permettant l’hébergement en urgence des expulsés.
  • Une table ronde avec la Mairie du 20 ème, la Ville de Paris et la Préfecture.
  • L’hébergement stable et pérenne du collectif jusqu’au relogement, conformément à la loi.
  • La régularisation des sans papiers 

Dons (vêtements chauds, kits d’hygiène, couchages) à la boutique BMG, au 10 rue Sorbier

Collectif des 47 expulsés du foyer du Retrait

Avec le soutien d’associations et syndicats, dont : COPAF, DAL, FASTI, LDH 20 ème, RESF 20 ème , Les Marmoulins de Ménil’,  MRAP , l’Union Syndicale Solidaires, EELV

 

Lors de nos réunions entre la Mairie du 20° et les résidents du Foyer du Retrait nous avons annoncé que nous allions faire appel à la solidarité des habitants de l’arrondissement. C’est pourquoi nous avons lancé cette pétition que nous vous appelons à signer. Signons, faisons signer.

https://www.change.org/p/mairie-du-20e-mairie-de-paris-foyer-du-retrait-un-toit-pour-tous-les-expulsés

Hôtels Réunis : pour le relogement de tous les résidents !

Les « Hôtels Réunis » sont situés à l’angle de la rue des Haies et du passage Josseaume, dans le 20° arrondissement . Ils servent  d’hébergement d’urgence dans le cadre des dispositifs mis en place par la ville de Paris et les services sociaux. hotels réunis

Depuis 2006, les « Hôtels Réunis » sont malheureusement devenus célèbres, du fait du plomb, des murs délabrés, des souris, des cafards ,des punaises, des fuites, des sols défoncés, des plafonds qui s’effondrent, et des sanitaires rudimentaires…

Du fait de l’insalubrité du lieu, les familles hébergées aux « Hôtels Réunis » ont été relogées en 2006 et en  2009 .

Mais en 2011, une nouvelle vague de 12 familles avec 33 enfants y a été parachutée, du fait de la pénurie d’hébergements à Paris. Les familles reçurent rapidement un avis d’expulsion, car la Mairie de Paris a fait préemption sur l’hôtel par une déclaration d’utilité publique, pour le transformer en une résidence de jeunes travailleurs, et mettre fin ainsi à des conditions de vie inacceptables.

Pour le relogement de tous les résidents

Les familles se sont fait accompagner par l’Espace Solidarité Habitat Fondation Abbé Pierre et le 3 juillet 2012, le tribunal de grande instance de Paris a rendu un jugement obligeant la Mairie de Paris a reloger toutes les familles « quelle  que soit leur situation administrative ». La Mairie de Paris a fait appel des décisions du jugement, mais rien n’est encore définitif . Les associations Solidarité Habitat, RESF et la Ligue des droits de l’Homme se sont engagés aux côtés des habitants.

En ce mois de mars 2015, le relogement des familles est bien entamé mais il reste des situations critiques . Lors d’une réunion, la Mairie de Paris s’était engagée à reloger tous les habitants ayant un titre de séjour de plus de six mois . A ce jour, quatre familles ont des conditions de vie qui se sont complètement normalisées puisqu’elles ont été relogées ainsi qu’ un homme seul et un couple  . Une famille va obtenir son logement sous peu, et une autre attend une proposition. Trois  familles sont hébergées en résidence en attendant  leur relogement .

Mais deux familles  avec de très jeunes enfants  ne se voient toujours pas proposer de solution de logement pérenne et adaptée, deux ans et demie après l’injonction de la Mairie de Paris à reloger toutes les familles . A une famille avec 4 enfants de moins de 6 ans, on a proposé deux chambres  d’hôtel séparées d’une bonne distance avec  des toilettes et douches communes dans un même local et une cuisine collective à un autre étage, tout cela dans un hôtel à une demie heure de l’école des enfants. Pourquoi proposer si précipitamment une solution si peu adéquate . Les familles attendent un logement !

Un nouvel arrêt du 22 janvier 2015 confirme le jugement initial en matière d’obligation de relogement et modifie légèrement le montant de certaines indemnités de compensation du préjudice pour les familles. La Mairie de Paris a fait appel des décisions du jugement, mais rien n’est encore définitif .

Nous voulons que toutes les familles soient relogées et qu’elles soient indemnisées comme le tribunal de grande instance de Paris l’a décidé .