[infocom] LDH la Rochelle-Aunis – Communiqué

Section LDH La Rochelle-Aunis

 

La Rochelle : la vidéosurveillance toujours en question

 

La vidéosurveillance ne règlerait rien à La Rochelle, dit la LDH depuis juillet 2014 (cf communiqué ci-dessous).

 

Le Conseil municipal a, depuis 2 ans, décidé de mettre en place des caméras de surveillance dans le secteur de la Cour du Temple, au centre de la ville. Elles ne sont pas installées, faute de validation par l’Etat et de sa subvention. Et aujourd’hui, la poursuite de la politique d’austérité de l’Etat, qu’il continue d’imposer aux communes, n’arrange rien.

 

Cela dit, depuis deux ans, peu d’incidents ont eu lieu dans ce secteur, si ce n’est en ce mois d’août, une rixe qui a opposé, entre autre, deux joueurs professionnels de l’équipe de rugby de La Rochelle, qui devraient savoir se maîtriser.

 

La Ville a par ailleurs décidé de faire patrouiller « 10 policiers municipaux armés, cinq nuits sur sept jusqu’à 3 heures du matin, alors que la brigade de contrôle nocturne, plus qu’estivale, est toujours active avec ses trois membres » rappelle Pierre Robin, adjoint au maire de La Rochelle, en charge de la tranquillité publique (Sud Ouest – 25 août 2017).

 

Dans ces conditions, les caméras de vidéosurveillances prévues sont inutiles. D’autant que chacun sait que les incidents peuvent éclater après la fermeture, tardive, des bars du secteur, entre personnes éméchées. Pour le moins, les policiers doivent être présents à ces moments là. Et cela ne pose t-il pas la question des horaires de fermeture des bars (2h) ou/et de la responsabilité des gérants des bars face aux clients manifestement éméchés, comme le souligne d’ailleurs le gérant du bar « Les mauvais garçons » (Sud Ouest 25-8-2017 déjà cité).

 

Jean-Marie ARCIER, président de la section LDH La Rochelle-Aunis

 

Henri MOULINIER, vice-président, délégué régional

 

 

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

Communiqué de presse de la section LDH La Rochelle-Aunis (2 juillet 2017)

 

Vidéosurveillance à La Rochelle : le souhait d’une large concertation

 

La Ligue des droits de l’Homme, section de La Rochelle-Aunis, souhaite être associée à la réflexion sur un projet dit de Vidéo protection, dont le maire et la municipalité de La Rochelle envisagent la mise en place, à la suite d’un incident récent sur le quartier de Villeneuve-Les-Salines.

 

La lutte contre la délinquance doit être au premier plan des préoccupations sans nier le droit aux libertés individuelles. La liberté d’aller et de venir de chacun dans l’espace public est, en effet, un droit essentiel. Les principes  démocratiques s’opposent à ce que tout citoyen soit considéré comme un suspect potentiel.

 

Par ailleurs, dans les villes où la vidéo protection a été mise en place, le coût a été plus que prohibitif et aucun bilan sérieux, hormis financier, n’a été réalisé.

 

Mais surtout, la vidéo protection peut n’avoir pour seule conséquence que de déplacer la délinquance. Il apparaît nécessaire que d’autres mesures soient prises, que la prévention soit développée, l’action de la police de proximité et les réponses pénales soient d’abord renforcées.

 

La section rochelaise de la Ligue des Droits de l’Homme appelle à d’un large débat public sur le bienfondé  de ce projet de vidéo surveillance à La Rochelle et se tient prête à participer à un travail exploratoire aux côtés de la mairie, avant toute décision.

 

Ligue des Droits de l’Homme – Section de La Rochelle-Aunis, le 2 juillet 2014

 

 

 

 

 

Share This