Objection 6

« Je suis d’accord mais sous réserve de réciprocité »

Le collectif « Droit de vote 2014 » défend la démocratie de résidence qui inclue le droit de vote des étrangers aux élections locales quel que soit leur pays d’origine.

Attribuer le droit de vote aux seuls ressortissants des pays qui accordent ce droit aux français résidant chez eux, c’est refuser la citoyenneté à ceux qui ont quitté des dictatures ou des pays où la démocratie est très encadrée et contrôlée. Sont-ils pour cela responsables des régimes non démocratiques de leur pays d’origine ?

Devraient-ils subir une discrimination parce qu’ils « sont nés quelque part… » alors qu’ils participent également et pleinement à la vie et à la richesse économique et culturelle de notre pays ?

Contrairement à certains pays européens (Espagne, Portugal) la France n’a jamais accordé le droit de vote aux ressortissants de la vingtaine de pays (hors Union Européenne) qui accordent ce droit aux français comme aux autres ressortissants étrangers.

Contrairement à d’autres pays européens, (Grande Bretagne, Espagne, Portugal) la France n’a jamais accordée le droit de vote aux résidents venant de ses anciennes colonies et parlant la même langue.

Il existe déjà une discrimination dans l’accès au droit de vote aux élections locales entre les étrangers communautaires et les extracommunautaires, la réciprocité introduirait une nouvelle catégorie d’étrangers avec des droits partiels.

La citoyenneté de résidence est le projet porté par l’ensemble des 120 organisations rassemblées dans le collectif « Droit de vote 2014 », ce projet repose sur la participation de tous aux choix des décisions qui les concernent ainsi que la désignation des personnes qui les représentent sans autre critère que celui de la résidence sur le territoire où ils vivent.

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