Objection 5

« Les étrangers qui veulent voter n’ont qu’à se faire naturaliser »

De nombreux étrangers vivant en France depuis 10, 20, 30 ans ou plus n’ont pas obtenu la naturalisation qu’ils avaient demandée (refus qui ne sont pas justifiés) et les procédures de naturalisation se sont beaucoup durcies depuis dix ans afin de limiter l’accès à la nationalité française

De plus beaucoup d’entre eux, ne souhaitent pas se couper de leur histoire et veulent conserver leur nationalité de naissance bien que le plus souvent ils aient des enfants et des petits enfants français.

Ils revendiquent ainsi d’avoir deux pays, deux patries, l’une liée à leur naissance (et à l’enfance), l’autre liée à leur vie de travail et d’adulte (patrie de naissance et patrie de destin).

La citoyenneté de résidence permettra à toutes celles et tous ceux qui vivent ici, travaillent, paient leurs impôts (directs et indirects) et sont des acteurs de la vie économique, culturelle, associative, syndicale, de pouvoir participer pleinement au débat et aux choix démocratiques que représentent les élections locales.

Ces élections consacrent les choix que doivent faire l’ensemble des citoyens résidents dans une commune. Pour cela le traité de

Maastricht (1992) a déjà offert le droit de vote aux résidents étrangers communautaires pour les élections municipales et européennes (voir § 1) et on ne leur a pas demandé de prendre la nationalité française ! 

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