Objection 11

« Pourquoi ne donner que le droit de vote aux élections locales plutôt que le droit de vote complet, cela en fera des demi citoyens » 

Beaucoup d’organisations rassemblées dans le collectif « Droit de vote 2014 » sont pour une démocratie de résidence incluant le droit de vote à toutes les élections, comme cela existe déjà dans quelques pays (Nouvelle Zélande, Chili, Uruguay,…). Mais pas toutes les organisations, et le combat actuel se déploie donc sur le dénominateur commun à toutes : le droit de vote et d’éligibilité aux élections locales de tous les étrangers résidant en France légalement depuis cinq ans au moins.

En pratique, lorsqu’ils en ont la possibilité, les expatriés qui ont gardé leur nationalité d’origine votent aux élections nationales (plusieurs pays, dont la France, prévoient une

représentation nationale spécifique pour ces expatriés) et peu ou pas aux élections locales dans leur pays d’origine. Ils sont à la fois citoyens de leurs communes de résidence et citoyens de leurs pays d’origine dont ils ont, volontairement ou non, gardé la nationalité.

Il est vrai que le droit de vote accordé aux étrangers uniquement pour les élections locales créera une disparité entre les nationaux et les résidents étrangers. Mais celle-ci existe déjà. Au moins ce droit permettra une égalité entre tous les citoyens au niveau local, facteur d’une démocratie plus juste et de la participation de tous les résidents aux décisions de la commune.

Faudrait-il au nom d’une revendication plus radicale ne pas mener ce combat à un moment où les conditions d’une victoire sont réunies comme jamais auparavant (Sénat et Chambre à majorité de gauche) ? Certainement pas.

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