-QUESTIONNEMENT SANS REPONSE AU SUJET DU PROJET DE MUSEE SUR LA PRESENCE FRANçAISE EN ALGéRIE
17 aout 2005
TADDEI Jean-Charles vice-président de la ligue des droits de l’homme de Montpellier secrétaire général de la ligue des droits de l’homme du Languedoc-Roussillon à Monsieur Henri Talvat Adjoint à la culture de la mairie de Montpellier Madame Catherine Parpoil Conservatrice :
Madame, monsieur, Vous n’êtes pas sans méconnaître que le projet du Musée de l’histoire de la France en Algérie de 1830 à 1962 suscite quelques inquiétudes. Sans polémiquer , nous voudrions pour rassurer ceux qui à juste titre se posent quelques questions, en particulier après la récente loi gouvernementale faisant une » histoire officielle » parcellaire de cette présence française que vous nous disiez : — le titre cité est-il définitif (il est déjà plus judicieux que « de la présence française en Algérie » qui pouvait choquer certaines communautés d’ici » — pouvez vous nous faire connaître la liste définitive, si définitive il y a, des associations prenant part au projet — également la liste complète des historiens et universitaires cautionnant le projet (il est à souligner qu’il serait judicieux d’adjoindre des historiens des deux bords de la Méditerranée) . Nous insistons particulièrement sur le fait qu’il est souhaitable que parmi les participants il y est des personnes qui estiment avoir apporter quelque chose durant cette période, comme des personnes ayant eu à en souffrir. Si le but de ce musée est d’aider à un véritable travail sur nous-mêmes concernant cette période, il ne pourra être bénéfique pour les communautés que s’il n’occulte rien. En vous remerciant de l’attention que vous voudrez bien porter à notre demande, je vous prie de recevoir Madame monsieur nos respectueuses et meilleures salutations

