Catégorie : A la une

DROIT DE VOTE ET D’ ÉLIGIBILITÉ DES ÉTRANGERS AUX ÉLECTIONS LOCALES

Depuis plus de 30 ans la Ligue des Droits de l’Homme défend cette importante réforme démocratique : donner aux résidents étrangers le droit de vote et d’éligibilité
aux élections locales. Pour y parvenir le sénat et l’assemblée nationale réunis en congrès doivent modifier la constitution avec une majorité de 60 % qui n’est pas acquise à ce jour.
C’est pourquoi la section de LDH de Carcassonne, dans le cadre du collectif  « votation citoyenne » a adressé  une lettre à nos parlementaires : messieurs les députés : Jean-Paul Dupré, Jean-claude Perez et messieurs les sénateurs : Roland Courteau et Marcel Raynaud, pour qu’ils s’efforcent de convaincre ceux qui au sénat et à l’assemblée nationale hésitent encore.
La vie locale est un lieu essentiel de la vie démocratique et il est juste que ceux qui résident sur notre territoire y participent de façon égale.
Pour un meilleur « vivre ensemble » nous sommes toutes et tous concernés : agissons    à tous les niveaux pour que ce droit devienne effectif !

LDH Carcassonne 1 avenue des berges de l’Aude –
http://www.ldh-france.org/section/carcassonne/

 

Lettre adressée aux Députés et aux Sénateurs de l’Aude :

Monsieur le député, Monsieur le Sénateur

Le suffrage universel a été une longue conquête dans l’histoire de la République.

En mai 2000, l’Assemblée Nationale vote une proposition de loi accordant le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales pour les étrangers extracommunautaires qui résident légalement sur le territoire depuis 5 ans au moins. Le Sénat à son tour, le 8 décembre 2011, adopte cette même proposition. Il reste à mettre en œuvre la révision constitutionnelle nécessaire. Pour cela, les 3/5 des parlementaires doivent donner leur accord. Or, il manquerait 40 voix de parlementaires pour ce faire.

En 2012, lors des élections présidentielles et législatives, la nouvelle majorité dont vous faites partie, a inscrit cette réforme à son programme et le Premier Ministre a promis qu’il y aurait un projet de loi en 2013 afin que les étrangers puissent voter aux élections locales dès les municipales de 2014.

La Ligue des droits de l’Homme estime que le  moment pour le droit de vote et d’éligibilité des étrangers résidents c’est maintenant parce que la démocratie, la citoyenneté dans notre pays est un besoin urgent et que les associations, les organisations syndicales rassemblées autour de cette demande l’exigent. Une pétition nationale pour que le processus de révision constitutionnelle soit mis en route est lancée.
La section de Carcassonne souhaite connaître votre position et les engagements que vous seriez prêts à mettre en œuvre pour y parvenir.

Persuadés de votre volonté réformatrice, nous sommes en attente de votre réponse et restons à votre disposition pour vous rencontrer et vous exposer notre campagne.

Manifestation internationale de soutien au peuple syrien

Amnesty International, l’ACAT et la Ligue des Droits de l’homme ont invité Vendredi 15 Mars 2013 à une manifestation internationale de soutien au peuple syrien.  Le rendez-vous s’est tenu devant la Mairie de Carcassonne à 19h.

Le 15 Mars  marque les deux ans du début de la révolution syrienne.  Selon les Nations Unies, plus de 70 000 personnes ont été tuées et des dizaines de milliers d’autres sont blessées, disparues ou emprisonnées. Des milliers de Syriens sont victimes d’actes de torture, de mauvais traitements, de violences sexuelles, de pillages, des millions ont été déplacés à l’intérieur et des centaines de milliers sont réfugiés à l’extérieur du pays.
Pour dire « Stop » aux crimes contre les civils, pour réclamer que justice soit rendue en faveur des victimes et faire savoir au peuple syrien qu’il n’est pas seul, nous lançons un appel à une manifestation internationale, en solidarité avec le peuple syrien.
« UNE VAGUE BLANCHE POUR LA SYRIE »
Le Vendredi 15 Mars les peuples du monde entier s’unissent au peuple syrien en manifestant à la même heure locale, de 19h à 19h30, un papier ou un tissu blanc à la main, le mot « Stop » écrit dessus. Se déclenchera ainsi au fil des fuseaux horaires et à travers le monde, une « ola » mondiale de protestation, une immense vague blanche, reprise au fil de la journée par les médias.

 

Videosurveillance – Suite

la videosurveillance n’en finit pas de faire parler d’elle malgré  l’absence de statistiques fournies par ses adeptes et des études qui dénoncent  son inefficacité.  En juin dernier, la municipalité de Carcassonne a dû reconnaître  qu’en matière de sécurité » la situation s’était nettement dégradée… et que pour la prévention la videosurveillance ne suffisait pas. »
En octobre, le ministre chargé de la politique de la ville a, lors d’un entretien, mis en avant cet état de fait et a déclaré vouloir diminuer le montant destiné à son financement :
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Invitation LDH Perpignan-analyse du système colonial français en Algérie

Le SAMEDI 29 SEPTEMBRE de 15h à 19h
Rencontre et Débats
dans le hall Guy Malé du Conseil Général (quai Sadi Carnot Perpignan)

1830-1962 – analyse du système colonial français en Algérie :
de sa mise en place jusqu’à l’accession à l’indépendance du peuple algérien

Avec la participation de :

Gilles Manceron – historien – Ligue des Droits de l’Homme
Fatima Besnaci-Lancou – Association Harkis et Droits de l’Homme
Mireille Fanon-Mendes-France – Fondation Frantz Fanon

Amar Meniker – Association des Harkis pour le Mémorial de Rivesaltes

 50 ans après, quelles interrogations sur notre passé commun,
quel “héritage” pour les relations franco-algériennes futures ?

Entrée libre – Table de presse

http://www.ldh-france.org/section/perpignan/?p=1241

UNE LDH A L’OFFENSIVE

La Ligue des Droits de l’Homme, en tant qu’organisation politique non partisane, veut participer au débat politique non sur la forme mais sur le fond.

Pour cela elle a élaboré 35 propositions dans le cadre du Pacte pour les Droits et la Citoyenneté.

Elle interpelle les candidats sur ces propositions par le biais d’un courrier adressé aux principaux candidats, à l’exception du Front National qui ne s’inscrit pas dans les valeurs républicaines.

Localement la section de Carcassonne a écrit aux candidats du Parti Socialiste, de l’U.M.P., du Parti Ouvrier Indépendant, d’Europe Ecologie-Les Verts et le Front de Gauche. Un premier courrier, accompagné des 35 propositions,  suivi d’un rappel a été envoyé à tous ces candidats.

A ce jour seule la candidate du Front de Gauche : Rosine CHARLUTa répondu à notre sollicitation : Elle fait part de son intérêt pour les propositions portées par la LDH et est disponible pour nous rencontrer.

La section va donner rapidement suite à son invitation et nous en rendrons compte sur notre site.

Courrier envoyé :

Madame, Monsieur,

 

Dans le cadre du « Pacte pour les droits et la citoyenneté », la Ligue des Droits de l’Homme avance 35 propositions réparties en 5 thèmes :

 

        • Démocratie : fin du cumul des mandats, droit de vote des étrangers, droits des minorités…
        • Droits sociaux : défense des services publics, logements sociaux, accès aux soins…
        • Discriminations et xénophobie : lutte contre le racisme, respect des données personnelles, régularisation des sans- papiers…
        • Justice et police : indépendance du parquet, suppression des peines planchers, des procédures d’exception, priorité aux alternatives à la prison, création d’une véritable police de proximité …
        • Liberté et vie privée : contrôles par des autorités indépendantes, compétence exclusive du législateur pour créer des fichiers de police, refus des interconnexions du fichage généralisé…

 

Ces propositions ont été élaborées par 50 organisations syndicales et associatives dont vous trouverez le texte complet en annexe de notre courrier.

Vous êtes candidat(e) aux élections législatives de notre département. A ce titre, la section de la LDH de Carcassonne souhaite connaître les propositions que vous êtes prêts à défendre au sein du parlement et les initiatives que vous prendriez pour porter et défendre les textes de lois en vue de les faire aboutir.

Dans l’attente de votre réponse, nous sommes à votre disposition pour en discuter si vous le souhaitez.

Recevez, Madame, Monsieur, l’expression de nos sentiments les meilleurs.

 

Démocratie – Auteur de l’article : LDH – Battre le candidat des droites

Communiqué LDH
La Ligue des droits de l’Homme se félicite du haut niveau de participation au premier tour de l’élection présidentielle.

Elle y voit la volonté du peuple français de restituer à la politique son rôle primordial, sans céder aux injonctions de se plier aux intérêts économiques.

La LDH constate l’ampleur du désaveu qui frappe le Président sortant. Ce qui a été sanctionné, c’est un quinquennat au service des puissants, caractérisé par des choix aggravant les injustices sociales, légitimant la xénophobie d’Etat, multipliant les atteintes aux droits et aux libertés, enfermant les citoyens dans une société de surveillance et dans une démocratie limitée. En s’en prenant à tout-va à diverses catégories de la population, parce qu’au chômage, selon leur origine, et même selon leur religion, en désignant des boucs émissaires et en attisant les peurs et les haines, Nicolas Sarkozy a légitimé les idées du Front national, qui s’en trouve plus fort que jamais.

Parce que notre pays ne peut continuer à se livrer, à lui-même, une guerre civile froide, parce que sa défaite est une étape nécessaire, il faut, le 6 mai 2012, barrer la route à Nicolas Sarkozy.

Mais, infliger une défaite au candidat sortant ne suffira pas à répondre aux angoisses et aux espoirs que traduit le premier tour des élections présidentielles. Ce sera au nouveau président de la République d’impulser une autre politique qui, dépassant l’alternance institutionnelle, ouvre la voie à une réelle alternative politique.

Rétablir un fonctionnement démocratique des institutions en supprimant le cumul des mandats, en assurant l’indépendance de la justice et en élisant les membres du Conseil constitutionnel, ainsi que les autres Autorités indépendantes, à une majorité des deux tiers du Parlement.

Bannir la xénophobie d’Etat en régularisant les sans-papiers qui étudient, vivent et travaillent ici, en ouvrant enfin un réel débat sur l’immigration, en accordant aux étrangers non européens le droit de vote et d’éligibilité aux élections locales, et faire reculer le racisme en cessant de stigmatiser des catégories entières de population en raison de leur origine ou de leur religion.

Restituer aux citoyens leurs libertés en réformant profondément la justice pénale, en abolissant les lois d’exception, en rétablissant la justice des mineurs dans toute son exceptionnalité, en limitant les fichiers et leur usage à des fins proportionnées, contrôlables et à la finalité établie.

Reconstruire des services publics qui soient à la disposition de tous et auxquels tous doivent avoir accès, lancer un plan d’action pour l’hébergement d’urgence et le logement social, construire une justice fiscale et sociale qui assure la progressivité de l’impôt et la redistribution des richesses.

Construire une autre Europe, aux institutions démocratiques, dégagée du dogme de la concurrence, et ouverte sur le monde.

La LDH, au cours des mois à venir, portera ces revendications comme autant de conditions nécessaires pour que notre société cesse de produire de l’injustice et de l’exclusion, pour que se construise l’espoir d’une société plus solidaire et plus libre.

Paris, le 24 avril 2012.

Appel de la LDH, 14 avril 2012 – Election présidentielle

Notre avenir est l’affaire de toutes et de tous !


L’appel de la LDH, 14 avril 2012

L’élection présidentielle a lieu ces 22 avril et 6 mai ; elle sera suivie des élections législatives les 10 et 17 juin. La Ligue des droits de l’Homme appelle les citoyennes et les citoyens à s’approprier ces élections et à voter.

La Ligue des droits de l’Homme, qui combat depuis 1898 pour les droits politiques et sociaux de tous, Français et étrangers, n’a pas pour tradition de s’exprimer sur le vote avant le premier tour de la présidentielle.

Aujourd’hui, elle le fait avec gravité, en pleine conscience de ses responsabilités, sur la base des valeurs républicaines qu’elle défend et avec la diversité des choix et sensibilités politiques qui la caractérisent.

En juin 2005, face à une loi arbitraire réservant un sort inhumain aux étrangers, la Ligue des droits de l’Homme alertait sur les risques que cette politique faisait peser sur notre démocratie et sur la République. Dans une démarche exceptionnelle, elle lançait un « appel à l’insurrection des consciences ».

En mai 2007, sous l’impulsion directe de Nicolas Sarkozy, ex-ministre de l’Intérieur devenu président de la République, son gouvernement adoptait une série de mesures liberticides, asphyxiant la démocratie, construisant une société de méfiance, de surveillance et d’exclusion, bafouant la justice ainsi que la dignité et les valeurs de la République. Au point qu’en 2009, la Ligue des droits de l’Homme lançait un véritable cri d’alarme sous forme d’une campagne de mobilisation citoyenne, proclamant « Urgence pour les droits, urgence pour les libertés ! ».

En cinq ans, l’action du président de la République − à nouveau candidat − s’est partagée entre le mauvais et le pire : stigmatisations des populations fragilisées par les crises, agressions contre les organisations syndicales, exaltation de la xénophobie portée par le funeste débat sur « l’identité nationale », refus obstiné de mettre en débat les choix d’austérité, de débattre de l’emploi, des droits sociaux, régulièrement donnés comme les sujets principaux de préoccupation, avant la sécurité et l’immigration, pourtant cyniquement mis en avant pour tenter de rallier des voix sur l’unique base de la peur.

La Ligue des droits de l’Homme considère que poursuivre dans cette voie constituerait une menace des plus graves pour la République. C’est pourquoi, elle appelle les électrices et électeurs à refuser que soit poursuivie − et a fortiori aggravée − la régression des droits et des libertés, la xénophobie d’Etat et l’autoritarisme, la mise en cause de l’égalité des citoyens.

Elle les appelle à exprimer dans les urnes leur volonté de retrouver le vrai visage de la République, et à rester mobilisés au-delà des élections.

Source : http://www.ldh-france.org/Notre-avenir-est-l-affaire-de

Entretien avec Pierre Tartakowsky, président de la LDH

Source : —>  LDH de Toulon

Entretien initialement publié le 23 septembre 2011 par NVO – La Nouvelle vie ouvrière, magazine de la CGT –

Bilan de ce qu’il qualifie de « révolution néoconservatrice à la française ».

24/11/2011-HOMMAGE A Danielle MITTERAND

Communiqué LDH
La LDH salue la mémoire de Danielle Mitterrand. Elle fut une infatigable militante et elle a su, en toutes circonstances, préserver ses engagements.

Regardant l’action politique comme un devoir, Danielle Mitterrand a fait la démonstration d’une volonté permanente d’agir en faveur des plus démunis de ce monde. Au-delà de son rôle public, elle a su donner l’image d’une femme libre, qui ne pliait pas face aux contraintes et aux contingences. La LDH adresse à ses proches et à la Fondation France Libertés ses condoléances.

Paris, le 22 novembre 2011.

Sources : ldh-france.org

14/11/2011 – EAU : BIEN COMMUN

La section locale de la Ligue des Droits de l’Homme soutient le combat mené par le Collectif du carcassonnais pour une gestion publique de l’eau :
Le Collectif fait partie des nombreux mouvements qui luttent pour la défense de l’eau comme bien public et bien commun de l’humanité. Il regroupe des membres appartenant à des associations, des syndicats, des organisations et des citoyens. Depuis 2006, il mène des actions, organise des conférences, des projections de films, et intervient sur les marchés pour communiquer avec la population sur la nécessité d’un retour à une régie publique.
Le Collectif a dû s’adapter à une nouvelle donne : c’est la communauté d’agglomération qui détient maintenant la compétence en matière de l’eau et d’assainissement. Des contacts ont été pris avec la CAC ce qui a permis au Collectif de participer au comité de pilotage de l’étude financière sur les contrats et la gestion de l’eau mais pour l’instant rien n’est gagné.
Le combat n’est cependant pas illusoire : Paris, Grenoble, Castres, Montbéliard et d’autres villes ont pu rompre des contrats qui les unissaient à des compagnies privées pour revenir à une gestion publique.
Le service public de l’eau ne peut être entre les mains du privé et être source de profits pour les compagnies. Dans la privatisation l’usager devient client et perd sa qualité de citoyen. Il s’agit donc d’une remise en cause de la dimension citoyenne des services publics qui concernent l’ensemble des citoyens  et correspondent à un choix de société.
La ligue des Droits de l’Homme engagée avec d’autres organisations dans le cadre du Pacte citoyen défend les services publics pour l’effectivité des droits sociaux et des solidarités.