25/10/2011 – PACTE CITOYEN – Rencontre Collectif / Conseiller de l’Elysée

Le Pacte citoyen depuis sa création en mars 2011 continue son travail :

Les organisations et associations réunies dans le Collectif pour les droits et la citoyenneté poursuivent leur action sur le terrain afin de se faire entendre des politiques.

La venue du Président de la République à Carcassonne, le 25 octobre a été l’occasion pour le collectif d’être reçu par un conseiller de l’Elysée – du service politique -. La délégation composée de représentants de la FCPE, du MRAP, de l’UNL et de la LDH, a pu exposer ses revendications principalement autour de l’éducation et de la santé :

Notre système de santé est mis à mal par les politiques libérales : dépassement d’honoraires en augmentation, la T2A qui impose « rendement » et rentabilité au service public, le désengagement de l’État au profit d’entreprises privées en recherche de profits, autant d’éléments qui prouvent la nécessité de se mobiliser pour sauvegarder notre système de santé au service du public.

L’éducation nationale souffre aussi : La scolarisation des moins de 3 ans recule chaque année, la suppression de postes augmente les effectifs des classes au détriment de la qualité d’enseignement et des élèves les plus fragiles. Au lieu de mettre des personnels en face des élèves les choix se tournent vers le tout sécuritaire à l’aide de caméras, portiques et autres.
Les programmes négligent voire suppriment les enseignements non rentables tels que l’Histoire, les Lettres et la Philosophie qui sont  indispensables  à la formation des citoyens en devenir.

Tout cela doit nous conduire à agir et être persuadés que les choses changeront  si nous  nous
donnons les moyens de  porter haut et fort nos exigences.

Suite : Revendications FCPE, MRAP, LDH

28/09/2011-LIBERATION POUR LEONARD PELTIER : PRISONNIER POLITIQUE SIOUX AUX ÉTATS-UNIS

Leonard Peltier : Le plus ancien prisonnier politique aux États-Unis

Lors du dernier congrès de la LDH à Reims en juin 2011, le nouveau président de la LDH, Pierre Tartakovsky, s’est engagé au nom de l’organisation nationale et en lien avec l’AEDH (Association européenne pour la défense des Droits de l’Homme) à soutenir la cause du plus ancien prisonnier « politique » des Etats-Unis. Son avocat, Robert R. Bryan, est venu au congrès, accompagné par George Aguilar, native indian lui aussi, et a soutenu avec force et sincérité la nécessité d’une mobilisation internationale afin d’ obtenir la libération de Leonard Peltier.

Qui est Leonard Peltier ? :

Leonard Peltier est un « native indian », indien d’Amérique du nord, membre de la tribu des sioux. Il est un des survivants du génocide perpétré par les colons au 19ème siècle. La population indienne comptait en 2002 trois millions d’individus. Leurs conditions de vie sont loin d’être idylliques et la majorité d’entre eux parqués dans des réserves connaissent des problèmes économiques et sociaux. Depuis plus de 30 ans ils se sont organisés pour mener un combat pour la reconnaissance de leurs cultures, de leurs langues et de leur identité.

En 1968, l’American Indian Movement a été crée sur le modèle du mouvement des droits civiques des Noirs. Leonard Peltier dès sa création, rejoint l’AIM et participe à des actions militantes (non violentes), à la lutte contre l’alcoolisme, à l’organisation d’aides et à la relance des langues d’origines. Par la suite, l’AIM va être considérée par le FBI comme une organisation « subversive » et ses chefs comme des « ennemis ». Tout sera fait pour déstabiliser ces organisations. Dans les réserves des milices soutenues par le FBI font régner la terreur. En 1975, dans la réserve de Pine Ridge des militants de l’AIM dont Leonard Peltier venus aider les indiens se retrouvent cernés par les miliciens, le FBI et les policiers. Une fusillade éclate de tous côtés et dans la confusion la plus totale 2 agents du FBI sont tués.

Leonard Peltier est accusé de meurtre et arrêté. Le juge ne retient aucun argument de la défense et sur des bases floues et sans « aucune preuve » condamne Peltier par deux fois à la prison à vie.

Malgré l’appel et les démarches pour obtenir sa libération la justice maintient la sentence.

Il est détenu au pénitencier de Leavenworth au kansas depuis 1977, soit depuis 34 ans. Il est âgé de 59 ans et purge une double peine de perpétuité. Il clame son innocence depuis 26 ans. Malgré la mobilisation internationale des défenseurs des droits humains, Leonard Peltier est toujours emprisonné.

Cependant les mobilisations pour sa libération se poursuivent toujours. La ligue des Droits de l’Homme par la voix de son président a adressé à Monsieur Barack OBAMA la lettre suivante :

(Note : Cliquer sur l’image pour agrandir et cliquer en dehors de celle-ci pour revenir sur cette page)

Source : http://www.ldh-france.org/Demande-de-liberation-du-plus

Pour en savoir plus :

http://dawablog.net/aisia/index.php?category/Leonard-Peltier

http://www.monde-diplomatique.fr/2002/12/BERTET/17255

http://www.dailymotion.com/video/x8bv8u_liberte-pour-leonard-peltier_news

http://mapuche.free.fr/Berg.html : lettre de Paul berg au président Clinton, 2000

27/09/2011- COMMUNIQUE DES ORGANISATIONS DU PACTE CITOYEN POUR UNE VÉRITABLE DÉMOCRATISATION DE L’ENSEIGNEMENT

POUR UNE VÉRITABLE DÉMOCRATISATION DE L’ENSEIGNEMENT.

Le système éducatif subit des modifications de grande ampleur. La primauté n’est plus aux connaissances qui permettent une lecture critique de la société pour la transformer.

Notre école est malade des inégalités qu’elle produit. Mais force nous est de constater que loin de vouloir contrebalancer les effets des différences sociales, le gouvernement met délibérément en œuvre des mesures qui ne font qu’aggraver la situation. Ainsi la mise à mal de la carte scolaire contribue à vider de leurs meilleurs éléments les Établissements situés en zone prioritaire. L’idée du libre choix des parents est un leurre absolu. En effet, les Établissements dont la réputation est solidement établie peuvent se permettre de sélectionner les élèves en fonction de leur niveau. Les écarts vont encore se creuser entre les Établissements dits d’excellence et les Établissements qui reçoivent majoritairement des élèves issus de milieux sociaux défavorisés.

La mise en classe du socle commun, sorte de SMIC culturel complète le tableau. Elle signe le renoncement à l’égalité des chances. Les enfants des couches populaires tôt orientés vers des formations courtes, pourront de moins en moins accéder à une culture épanouissante de haut niveau. Comme s’il n’importait aux plus humbles que d’acquérir le petit bagage qui leur permettra de se vendre sur le marché du travail, cependant que les mieux lotis acquerront des savoir faire et des connaissances pointues qui en feront les cadres de demain. La multiplication des évaluations est là pour assurer le tri  attesté par le livret de compétences.

A cette école marchandisée qui met en concurrence les enfants dès leur plus jeune âge nous voulons opposer une école du vivre ensemble et de la réussite pour tous. Nous pensons que « l’enseignement doit offrir à tous d’égales possibilités de développement, ouvrir à tous l’accès à la culture, se démocratiser… par une élévation continue du niveau culturel de l’ensemble de la nation ».

C’est pourquoi, nous, citoyens qui entendons participer activement aux grands débats qui traversent notre société, soutenons avec force les actions engagées par les parents, les enseignants et les lycéens contre la politique scolaire du pouvoir sarkozyste. Nous sommes tous concernés par l’école qui doit rester un des piliers de notre république. C’est à ce titre que nous appelons tous les citoyens de notre département à participer ce mardi 27 septembre aux rassemblements à Carcassonne et à Narbonne.

LA VIDEOSURVEILLANCE EN QUESTION

« L’extension à Carcassonne de l’installation de nouvelles caméras de vidéosurveillance amène la ligue des droits de l’homme à poser certaines questionsSuite dans le Dossier ->

PACTE POUR LES DROITS ET LA CITOYENNETE

En 2009/10, la Ligue des Droits de l’Homme a lancé une campagne « Urgence pour les libertés, Urgence pour les Droits ».

Celle-ci a donné lieu à des mobilisations de personnes d’horizons différents et a permis la rédaction par 49 organisations et associations d’un Pacte pour les droits & la citoyenneté afin d’élaborer un nouveau « vivre ensemble ».

En tant qu’associations et syndicats il nous revient, en toute indépendance, de faire entendre la voix de la société civile et d’interpeller ceux qui sollicitent les suffrages des citoyens.

Une nouvelle réunion de travail  sur le système de santé après la loi HPST (Hôpital, Patients, Santé, Territoires) se tiendra le  

mardi 17 mai à 18h 30 au local de la FSU (territoriaux), 42 rue Voltaire à Carcassonne.

En allant sur le site www.pactecitoyen.org vous trouverez les questionnements et les propositions faites par les signataires du pacte.

« Pacte pour les droits et la citoyenneté »

Un tel pacte doit se construire dans le temps long du débat démocratique et sur une base solide et partagée. C’est pourquoi nous affirmons ensemble les orientations fondamentales suivantes :

- La démocratie suppose la séparation des pouvoirs et le contrôle citoyen des gouvernants : nous demandons le respect des attributions constitutionnelles du Parlement, du gouvernement et des autorités juridictionnelles, des garanties d’indépendance réelle et de moyens d’action suffisants pour les Autorités indépendantes.

- La vie privée et les libertés doivent être protégées contre l’envahissement du contrôle social et le risque d’une surveillance généralisée : nous demandons que le fichage généralisé et les interconnexions de fichiers soient proscrits, que la loi encadre les fichiers de police, que les technologies de surveillance, de fichage et de traçage soient sous contrôle effectif d’Autorités indépendantes.

- La justice doit être indépendante et équitable, la police au service de la sûreté de tous : nous demandons la suppression des juridictions d’exception et des régimes d’exception dans la procédure pénale, le rétablissement de la spécificité de la justice des mineurs dans l’esprit de l’ordonnance de 1945 ; la garantie de l’indépendance de l’instruction pénale à l’égard du pouvoir politique, le respect de la jurisprudence européenne sur la garde à vue ; l’application des « règles pénitentiaires » du Conseil de l’Europe et la priorité aux alternatives à la prison ; la fin des contrôles au faciès, de l’emploi militarisé des forces de police, la sanction des violences policières et la création d’une police de proximité respectueuse des droits de tous les citoyens.

- La République est fraternelle et égale : nous demandons la garantie de l’égalité face au racisme, au sexisme et aux discriminations ; l’interdiction de tout enregistrement dans les fichiers administratifs ou de gestion de données personnelles relatives aux « origines géographiques » ; l’engagement pour la « mixité des droits » et contre les inégalités de genres ; l’abrogation des lois xénophobes, la fin de la chasse aux sans-papiers et le respect de l’« accueil inconditionnel » excluant tout « délit de solidarité ».

- « Vivre ensemble » repose sur l’effectivité des droits sociaux, des solidarités : nous demandons que cesse la mise en concurrence de tous avec tous et que des « politiques de droit commun » assurent l’accès de tous aux droits de tous. Les services publics doivent être défendus et modernisés ; l’égalité devant l’impôt et les contributions sociales doit être rétablie ; l’Etat doit assumer sa responsabilité de garant des droits à l’éducation, au logement (loi Dalo, loi sur le logement social), aux soins et à la protection contre les risques sociaux. Le droit du travail doit pouvoir relever les défis de la précarité et de l’insécurité sociale ; la protection des salariés doit pouvoir s’appuyer sur une sécurisation des parcours professionnels, sur un véritable statut du travail salarié ; le syndicalisme doit pouvoir vivre et se développer, singulièrement dans les petites entreprises, sans avoir à craindre harcèlement, discriminations ni criminalisation du mouvement social.

LOPPSI 2 : Loi scélérate

Janvier 2011

La section de Carcassonne a communiqué le texte suivant à la presse locale :

« Le projet de loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (dite LOPPSI 2) va être examiné en 2° lecture au sénat le 18 janvier dans l’indifférence générale. Ce projet de loi s’inscrit dans un contexte d’inégalités et de régressions sociales majeures. « Fourre-tout » législatif, sécuritaire et illisible, sa logique est claire : il s’agit de renforcer, d’intégrer et de concentrer tous les instruments disponibles de fichage, de contrôle social et de délation.

Les populations pauvres et précarisées, jeunes, militants et ou internautes sont particulièrement visés mais toute la population est concernée car ce projet remet en cause les libertés individuelles.

Le texte prévoit la répression des populations ciblées : occupants d’habitats hors normes type mobil home, caravane, yourte, le fichage et la video surveillance généralisés, la création d’un conseil des activités privées de sécurité qui entérine la privatisation de la sécurité publique, le durcissement du droit pénal et des pouvoirs policiers accrus.

Cette loi affaiblit la prévention et les garanties judiciaires, menace nos libertés et aggrave l’injustice sociale. La LDH, au sein du collectif liberté égalité justice (CLEJ), appelle les citoyens à se mobiliser lors des manifestations locales ou nationales et à refuser d’être traités comme de présumés délinquants.

La section invite chaque parlementaire à mesurer sa responsabilité devant le changement de société dont se projet est porteur.

Mobilisons-nous : « Si tu ne t’occupes pas de la LOPPSI2, elle s’occupera de toi ! » »