Articles tagués : école

Lettre de la LDH d’Auvergne sur les violences policières à Clermont

Violences policières à Clermont :
Notre analyse, notre position et notre projet.

Notre analyse
Dans la nuit du nouvel an, au quartier de la Gauthière à Clermont, une altercation entre des jeunes et la police s’est terminée par l’interpellation de Wissam El Yamni. Emmené au commissariat puis au CHU, il décédera neuf jours plus tard. Sur les faits eux-mêmes, toute la lumière est loin d’être faite. Les avocats de la famille, Me Canis et Borie, ont naturellement accès au dossier mais le secret de l’instruction auquel ils sont tenus ne leur permet pas de donner d’autres informations que celles qui ont été rendues publiques dans les médias.
Les faits avérés sont que Wissam El-Yamni avait de nombreuses contusions et fractures, qu’il est arrivé dans le coma au commissariat, que le pré-rapport d’autopsie impute la mort à un étouffement, lequel serait dû à l’emploi de la technique dite de « pliage » (la tête coincée entre les genoux). Toutefois, le Pro-cureur adjoint accompagnait l’aveu d’un « pliage » du fait que la victime présentait une anomalie morphologique la rendant plus sensible à ce type de traitement…(cf. La Montagne du 24 janvier). Le rapport définitif rendu le 20 mars aux parties civiles confirme ce constat mais comporte tant d’omissions qu’elles ont demandé une contre-autopsie.
Il faut savoir que la technique du « pliage » fut enseignée et pratiquée par la police avant d’être interdite suite aux « accidents » sur-

venus sur deux étrangers embarqués de force dans des avions pour être reconduits hors de France, l’argentin Ricardo Barrientos le 30 décembre 2002 et le somalien Getu Hagos Mariane, le 18 janvier 2003. En mai 2008, c’était au tour du tunisien Hakim Ajimi d’être victime d’un « pliage », en mai 2008. Quelques mois après le drame, en octobre 2008, une circulaire de l’Inspection générale de la police avait modifié les techniques d’interpellation enseignées aux policiers, sti-pulant qu’une « compression sur le thorax et l’abdomen doit être la plus momentanée possible » et « doit être relâchée dès lors que la personne est entravée ».

Sur place, à la Gauthière, aux Vergnes, à Croix-Neyrat, … l’émotion s’est accompagnée de plusieurs nuits d’incidents avec de nombreuses voitures brulées et un déploiement de forces de police jamais vu à Clermont. « Le tribunal de Clermont-Ferrand juge, chaque jour, de jeunes émeutiers en comparution immédiate : sept dossiers par jour en moyenne, majeurs et mineurs confondus. Des affaires suivies à la loupe par le ministère de la Justice via le parquet général de Riom : c’est le procureur Gérard Davergne qui « descend » en personne requérir, alors qu’habituellement, ce type d’affaires est laissé aux simples substituts », (Médiapart, le 11 janvier).
Lire la suite Lettre-LDH-Avril-2012-violences-policieres

Défendons l’Ecole Publique ! Journée nationale d’action Sam. 22 janvier à Clermont-Fd, 14h fac de lettres Av. Gergovia

De la maternelle à l’université tout le service public et laïque d’Education nationale est en danger. Tout est bon pour faire des économies sur le dos des élèves quand dans le même temps le gouvernement distribue 4 millions d’euros supplémentaires à l’enseignement privé.

Supprimer des postes :
►c’est surcharger les classes et remettre en cause la qualité de l’enseignement.
►c’est remettre en cause l’égalité du droit à l’éducation pour tous.
►c’est supprimer les dispositifs d’aide aux élèves en difficulté.
►c’est être très insuffisant vis-à-vis des besoins pour scolariser correctement les élèves handicapés.
►c’est rendre toujours plus difficile la réussite scolaire des enfants des milieux populaires.

C’est la neuvième année consécutive que l’Ecole Publique subit ce régime. Le budget 2011 prévoit encore 16 000 enseignants et personnels administratif en moins dans les établissements, c’est un triste record (286 postes d’enseignants et 9 postes administratifs supprimés dans l’académie de Clermont- Ferrand).

►Dans ces conditions comment prendre en charge les élèves en grande difficulté ?

►Comment éviter que 150 000 jeunes sortent du système éducatif sans qualification ?

►Comment accueillir 50 000 élèves en plus dans les collèges ?

►Comment accueillir 4 000 élèves en plus dans les écoles quand le ministère prévoit de fermer près de 3 500 classes ?

Et comme si cela n’était pas suffisant, le gouvernement organise la fin de la formation professionnelle des enseignants et impose des réformes rejetées par toute la communauté éducative.

Le samedi 22 janvier, soyons nombreux, lycéens, étudiants, parents, personnels de l’Education nationale, citoyens pour dire que la rentrée scolaire 2011 ne peut pas se dérouler avec un tel budget.

A l’appel du collectif « Un pays, une école, notre avenir » :

CEMEA, CGT éduc’action, DDEN, FCPE, LDH, Les FRANCAS, FSU, ICEM-pédagogie Freinet, Ligue de l’Enseignement, OCCE, PEP, SGEN-CFDT, SUD éducation, UNEF, UNSA Education,

Avec le soutien des organisations interprofessionnelles
CGT, CFDT, UNSA, FSU, SOLIDAIRES