Droits économiques et sociaux
Sûreté aéroportuaire : non au dialogue social sous contrôle policier
La LDH dénonce fermement le recours aux forces de police pour remplacer les agents de sûreté aéroportuaire en grève.
Cette décision confirme le peu de cas que fait le gouvernement du dialogue social. La non prise en compte du préavis de grève suivie d’une intervention autoritaire dans un conflit du travail opposant des salariés à des employeurs privés aboutit à une grave remise en cause de fait du droit de grève pourtant garanti par la Constitution. En substituant des policiers et gendarmes aux grévistes, la décision gouvernementale assimile la grève à des pratiques illégales et se place lui même ans l’illégalité. Ce que rien ne peut justifier, surtout pas l’argument d’une « prise d’otage », éternel prétexte à toutes les restrictions apportées au droit de grève.
Cette décision est également une mauvaise manière faite aux forces de police, dans la mesure ou elle les éloigne de leurs missions de sécurité publique et les inscrit en opposition avec une partie de la population et du monde du travail.
La LDH appelle le gouvernement à y renoncer et à jouer ce qui doit être son seul rôle dans un tel conflit : contribuer à une issue négociée.
Paris, le 26 décembre 2011
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